La piscine, jamais un critère de choix primordial

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Source de plaisir pour certains, danger pour d’autres, la présence d’une piscine dans une habitation ne laisse jamais indifférent.

Ces plans d’eau restent bien souvent l’apanage des maisons de standing, notamment parce qu’ils requièrent un espace extérieur conséquent.

Il n’y a pas photo : le printemps et l’été sont les périodes les plus propices pour la vente de villas et maisons avec piscine.

La tendance se confirme encore plus cette année, en raison de l’interminable hiver que l’on a connu. «  Dès les premiers beaux jours, on a senti que les acheteurs potentiels avaient besoin de nature et d’eau, remarque Dominique de Lichtervelde, de l’agence immobilière Louise Properties. Dans ce genre de condition, le déclic d’acheter une maison avec piscine vient plus facilement que lorsqu’on visite un bien même à la Toussaint ou durant l’hiver…  »

Souvent considérée comme un atout, la piscine n’est cependant jamais le critère numéro un dans le choix d’une maison.

«  S’il y en a une tant mieux, mais s’il n’y en a pas, l’acheteur a toujours la possibilité d’installer lui-même sa piscine, note Christophe Hendrix, administrateur de l’Immobilière Hendrix. Il n’empêche, les piscines sont assez fréquentes dans notre offre. Cela tient surtout à notre localisation : en Brabant wallon, les villas quatre façades avec du terrain se prêtent bien à l’installation de plans d’eau.  »

La présence d’une piscine a souvent un lien étroit avec le standing du bien car qui dit plan d’eau, dit grand terrain – souvent plus de 20 ares. Elle est aussi fonction de la localisation de la maison. Par exemple, les piscines se font rares dans le centre de Bruxelles pour des raisons évidentes de place, mais elles sont courantes en périphérie, dans des quartiers de standing tels que celui du Prince d’Orange.

Bien qu’elles soient souvent liées à des biens haut de gamme et leur offrent un plus, les piscines n’augmentent pas significativement la valeur d’une maison. «  En général, on valorise la piscine à hauteur de 75 % de son coût réel au moment de l’évaluation du bien, car tous les acheteurs ne sont pas intéressés par la présence d’un plan d’eau, précise Christophe Hendrix. L’acheteur est donc plus avantagé que le vendeur, mais en général ce dernier installe une piscine pour son plaisir et non pour augmenter la valeur de son bien.  »

La notion de plaisir est sans conteste l’avantage numéro un de posséder une piscine privée. Selon les pratiques ou les expériences antérieures, les acheteurs la préféreront couverte ou non.

«  Les piscines couvertes sont plus rares et généralement moins demandées, précise Dominique de Lichtervelde. Elles correspondent davantage aux sportifs qui souhaitent pouvoir nager tous les jours de l’année. Les piscines extérieures s’adressent plus à un public familial, qui veut profiter de son point d’eau lors des beaux jours. Il y a aussi ceux pour qui la piscine ne présente aucun intérêt. Je pense notamment aux expatriés qui retournent dans leur pays lors des congés et jours fériés.  »

Pour certains, la piscine est aussi synonyme de danger plutôt que de plaisir. C’est surtout le cas des parents d’enfants en bas âge, qui préféreront une maison sans point d’eau, à moins que celui-ci soit correctement sécurisé. Hélas, il n’existe actuellement aucune législation belge en matière de sécurisation des piscines.

Autrefois, l’entretien était également pointé comme un point négatif des piscines. Mais il semblerait qu’aujourd’hui cette préoccupation soit devenue secondaire, notamment en raison du développement des robots automatisés et des professionnels spécialisés.

Les acheteurs sont désormais plus attentifs à l’environnement de leur piscine. Ils observent son orientation, mais apprécient aussi que leur plan d’eau soit à l’abri des regards, pas trop près de la terrasse de l’habitation. D’où l’intérêt de posséder un jardin spacieux…

MARIE-EVE REBTS

Nos annonces sur les villas avec piscine en p. 19

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