Les coups de cœur de l’équipe
Chez Breitling, Zenith, Longines, Omega, Hermès, Maurice Lacroix, Bell & Ross et Tudor
Chez Breitling
Parmi les nouveautés qui nous ont vraiment impressionné, nous placerons, à coup sûr, la collection 2013 de Breitling. La manufacture poursuit sa volonté de faire du bon travail avec sa jeune collection de mouvements/manufacture, et les pièces magnifiques qu’elle réalise dans la série dédiée à Bentley. Mais son « coup de maître » est certainement le développement de sa première montre-bracelet avec balise de détresse bifréquence. En 1995, la marque avait déjà frappé un grand coup en lançant la première montre-bracelet avec microémetteur de détresse intégré, vendue à 40.000 exemplaires, elle a déjà permis de sauver de nombreuses vies.
Forte de ce succès, Breitling présentait à Bâle, l’« Emergency II », dotée d’un émetteur bifréquence, répondant aux spécifications du système international d’alerte par satellite Cospas-Sarsat, et permettant à la fois de lancer l’alerte et de guider les opérations de localisation et de sauvetage. L’« Emergeny II » se distingue par de nombreuses innovations dont une batterie rechargeable révolutionnaire, un émetteur bifréquence miniaturisé et un système d’antennes intégrées. Le système Cospas-Sarsat se base sur un réseau de satellites en orbite basse et en orbite géostationnaire. Depuis son lancement en 1985, il a permis de sauver plus de 26.000 vies. La montre-balise présentée par Breitling est destinée aux domaines les plus divers : aviation, navigation, alpinisme, trekking, randonnée, exploration, sports extrêmes, et aux quatre coins du monde.
Chez Zenith
Avec l’arrivée de sa nouvelle direction générale (… et le soutien financier de plus en plus marqué par du groupe LVMH, auquel elle appartient) la manufacture Zenith retrouve enfin le niveau technique qu’elle n’aurait jamais dû abandonner. C’est une vraie floraison de nouveautés qu’elle propose cette année aux amateurs de belles montres et aux inconditionnels (ils sont nombreux) du merveilleux mouvement « El Primero ». Les horlogers et ingénieurs de Zenith rendent hommage à la conquête du ciel avec six nouvelles montres « Pilot, montre d’aéronef type 20 » dont une série rend hommage au fameux « Baron Rouge », ce surdoué des airs dont les exploits restent dans les mémoires.
Chez Longines
La marque est devenue l’une des plus « successful » du Swatch Group, et sous la houlette de son président, Walter Von Känel, elle va de succès en succès. La recette : des montres classiques, élégantes, d’excellente qualité et dans une gamme de prix qui reste accessible. Pour cet esprit, Longines lance une nouvelle collection dont les modèles sont pourvus exclusivement de calibres automatiques, et proposés sous la marque « Conquest » déposée déjà en 1954. « Conquest Classic » se décline en trois tailles (c’est aussi un des atouts de Longines). Les modèles féminins offrent un diamètre de 29,50 mm, avec cadran noir ou argenté pour la touche sportive ou en nacre avec diamants pour le soir. Les chronographes proposent un diamètre de 41 mm, avec un mouvement exclusif, développé spécialement par ETA. Cette série inédite de Longines est revenue avec l’esprit des chronographes produits dès 1881 pour les amateurs de courses hippiques et les jockeys de New York. Un retour aux sources pour la marque qui parraine aujourd’hui les plus grandes compétitions mondiales, à Ascot, Chantilly ou Dubaï.
Chez Omega
Depuis des années, de nombreux ingénieurs et horlogers ont tenté de résoudre un problème que connaissent toutes les montres : leur sensibilité aux champs magnétiques (dont celui d’un simple téléphone portable) qui peuvent mettre en péril leur précision et leur fiabilité. La manufacture Omega a composé récemment une équipe d’ingénieurs d’ETA, d’Asulab et de Nivarox pour concevoir et réaliser la « Seamaster Aqua Terra 15.000 gauss », un chronomètre coaxial de 41,5 mm qui s’avère très performant pour contrecarrer ce phénomène. Contrairement aux autres tentatives réalisées jusque-là pour réduire ce problème de magnétisme, le mouvement de la montre n’est pas protégé par un « enclos » de sécurité, mais c’est l’utilisation des matériaux non ferreux soigneusement sélectionnés qui résout le problème. À signaler également dans la nouvelle collection Omega, deux versions magnifiques de la « Speedmaster » : l’un dans une céramique noire et sombre à souhait, l’autre avec déjà le fameux échappement coaxial qui s’intègre dans le très classique « Chronographe 57 ».
Chez Hermès
Le temps est à l’imaginaire chez Hermes.Nouveaux chapitre d’une histoire débutée en 2011, « Arceau Le Temps Suspendu » adopte un boîtier de 38 mm et prolonge l’interlude sur le temps qui a initié le premier modèle. Par simple pression sur le poussoir situé à 09 h, la poésie opère lorsque les aiguilles des heures et des minutes viennent se suspendre aux environs de 12 h. Voici le temps effacé du cadran, dissocié de l’heure civile qui poursuit sa course grâce au mouvement manufacture. Une aiguille facétieuse tournant à rebours signe cette marche continue de la mécanique. Par un même geste, les aiguilles reprennent leur place et le temps… reprend son cours !
Chez Maurice Lacroix
Quelques chiffres intéressants pour mieux situer un fabricant horloger, très apprécié des passionnés de belles montres, mais encore trop peu connu du grand public.
La manufacture Maurice Lacroix, située depuis 38 ans au cœur du Jura suisse, c’est une production de 90.000 montres par an, sur base de douze mouvements/manufacture ! Étaient proposées à Bâle : deux nouvelles versions de la montre « Pontos », l’une destinée aux plongeurs, avec une petite touche rétro, et une étanchéité à 600 mètres. L’autre, plus sportive et plus nerveuse, grâce à un alliage en « Powerlite » noir, kaki ou bleu.Mais la star du salon était la « Masterpiece Seconde Mystérieuse », actionnée par un nouveau mouvement/maison, qui propose une lecture linéaire des secondes, à tour de rôle verticale et horizontale. L’illusion d’optique est provoquée par une aiguille bleue qui tourne sur son axe, comme en lévitation. Il s’agit de deux séries de montres limitées à 125 pièces chacune.
Chez Bell & Ross
La jeune équipe des designers de Bell & Ross poursuit sa réinterprétation des différents instruments de bord du cockpit d’un aéronef… en transformant un simple appareil de mesure en un excellent garde-temps ! Trois nouvelles « mutations » sont au catalogue cette année, sur le thème « From The Cockpit To The Wrist ! » : la BR01 Horizon, inspirée du « Compass Gyroscopique » qui indique le cap, la BR01 Altimeter, inspirée de l’anémomètre, la BR01 Turn Coordinator qui s’inspire du variomètre. Point fort des concepteurs : aucune concession sur la lisibilité, priorité absolue chez les professionnels… et pour chaque montre Bell & Ross.
Chez Tudor
Petit à petit, le phénomène prend de l’ampleur… et l’image des montres Tudor – depuis toujours « seconde montre » de Rolex – commence à sortir des esprits.Pour bon nombre de professionnels et d’amateurs éclairés, la marque est considérée comme l’une des plus performantes du marché horloger, avec un rapport qualité/prix bien au-dessus de la moyenne. Malheureusement, l’ombre tutélaire du grand frère continue à masquer les qualités de robustesse et de fiabilité des produits Tudor… alors que, dans la famille, le « Quality Control » est du même niveau. Pour la première fois, la marque se présentait à Bâle en « indépendant » et proposait plusieurs modèles originaux, dont une « Heritage Chrono Blue » inspirée du chronographe « Montecarlo » lancé en 1970, et dont on parlait beaucoup dans les couloirs.










