Lutgen: «La révolution fiscale ne doit pas être reportée à demain!»
« Il ne faut pas attendre 2014 pour lancer une révolution fiscale », a fait remarquer jeudi le cdH après le plaidoyer tenu par Charles Michel. Le président du MR a plaidé pour une réforme fiscale après 2014, une fois que les finances publiques auront été assainies.
Le président du MR, Charles Michel, a plaidé ce jeudi en faveur d’une réforme fiscale après 2014, lorsque les finances publiques auront subi un sérieux assainissement.
Charles Michel veut notamment réduire le taux nominal de l’impôt des sociétés pour le ramener à la moyenne européenne, soit le faire passer de 33 à 25 pour cent, agir sur l’impôt des personnes physiques afin de mettre un terme aux pièges à l’emploi et réduire les droits de donation et de succession.
« En 2014, j’espère que nous pourrons forger les coalitions qui auront cette volonté-là », a déclaré Charles Michel devant un parterre d’hommes d’affaires lors d’un déjeuner-débat organisé par le Cercle de Lorraine.
« Il reste un an pour mettre en œuvre la reforme fiscale ! »
« Charles Michel demande que la réforme fiscale soit mise en place après 2014 alors qu’il reste encore un an au gouvernement pour la mettre en œuvre ! Être à un an des élections ne signifie pas être en chômage technique ! La révolution fiscale ne doit pas être reportée à demain », a souligné le parti de Benoît Lutgen dans un communiqué.
En septembre de l’année dernière, le président des centristes avait déjà appelé à une réforme fiscale, visant notamment l’impôt des sociétés.
Une révolution fiscale « demandée depuis longtemps par le cdH »
« Après 12 ans de gestion libérale du département des Finances, le MR a enfin plaidé pour une révolution fiscale qui est demandée depuis longtemps par le cdH ! » a-t-il relevé.
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Voir toutes les réactions Le problème n'est pas la création d'emploi à salaire élevé (qui cotisent) mais concerne d'abord les emplois de bases (c'est bien ceux là qu'ils manquent le plus et qu'ils seraient probable de créer car ce n'est pas la pression sur les travailleurs qui manquent). C'est dans les secteurs les plus intensifs en main d'oeuvre que les réductions de cotisations sociales risque d'avoir des effets positifs. La sécurité sociale pourrait d'avantage être financée par l'impôt (qui lui ne touche pas que les revenus du travail), et ce serait juste parce qu'il n'y a pas que les travailleurs qui en bénéficie (les pensionnés, les enfants, les conjoints en bénéficient aussi). Pour ce qui est des impôts, ce à quoi il faudrait d'abord s'attacher c'est soit supprimer toutes les réductions, soit imaginer des seuils minimaux (du style les revenus situés entre ... et ... sont imposé à hauteur de minimum X %). On pourrait ainsi s'assurer que les plus hauts revenus (personnes et entrepris[...]
D'abord s'en prendre aux cotisations sociales Les propositions du MR ne vont pas dans le bon sens parce qu'elle font passer pour prioritaires des choses qui ne le sont pas. La première des priorité en terme de réduction des charges n'est pas l'impôt mais les cotisations sociales. Pourquoi ? Parce que la priorité devrait être de créer des emplois, or pour créer des emplois le mécanisme le plus directe est la réduction de cotisations sociales et pas la réductions d'impôts dont les bénéfices ont bcp de chance d'être affectés vers d'autres postes que celui de la création d'emplois. L'impôt ne concerne qu'une partie des entreprises et des ménages (ceux qui font des bénéfices, dépassent un certain montant de revenu), les cotisations sociales concerne et avec le même taux de prélèvement tous les salaires et pour les indépendants, c'est encore plus injuste, il y a un minimum à payer (pas très différent du maximum), peu importe que vous ne gagniez rien du tout. Diminuer les cotisations sociales et faire contrib[...]
@mbmoe63 Est-il nécéssaire de connaître les entrailles d'un produit pour en constater les effets néfastes ou les manquements (vous connaissez la TV, les entrailles d'une automobile, etc. ?) ? Faut-il connaître en détail les mécanismes de l'impôt sur le revenu et des charges patronales que pour en constater les effets néfastes ? (tiens, salluste, vous voyez, ce coup-ci, c'est avec le MR que je braille). Les I.N. permettent à des entreprises affichant des bénéfices dépassant le milliard de payer moins d'impôt annuel que ce que n'en paye MENSUELLEMENT des petits salaires ou leur employeur. Et cela est, non seulement, scandaleux mais aussi, je trouve, profondément injuste. Et je ne mets pas tant d'énergie que cela, vous constaterez que je n'interviens pas systématiquement lorsque le sujet se présente ;)
MrM, il braille au loup avec le PS. Peu importe s'il ne comprend pas ce qu'il dit... C'est ça le débat de fond PS









Pour ce qui est de l'impôt des personnes (et le statut OMNIO, et tous les autres avantages et accès), il y a des choses à revoir. Pourquoi ? Parce que systématiquement on traite différemment les revenus selon leurs natures (les allocations familiales, les bourses, le CPAS...ne rentrent jamais en compte alors que les revenus du travail sont toujours comptabilisé et parfois même au niveau du brut). Cela fait qu'en fonction de la nature des revenus des ménages similaires en nombre de personnes avec des revenus comparables seront traités différemment et cela au détriment des travailleurs. En matière, d'impôt le minimum serait d'élever le minimum non imposable au montant annuel perçu au CPAS (par un isolé). Une autre manière de faire est de décréter tous les revenus imposables et d'élevé le minimum imposable en même temps.