Un jeune Wallon sur deux envisage de créer son entreprise (enquête)

Belga
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Les jeunes sont nombreux à vouloir entreprendre mais la formation et l’information sur l’entrepreneuriat restent insuffisantes en Wallonie.

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Jean-Claude Marcourt, Ministre wallon de l’Économie, des PME, du Commerce extérieur, des Technologies nouvelles et de l'Enseignement supérieur
    Jean-Claude Marcourt, Ministre wallon de l’Économie, des PME, du Commerce extérieur, des Technologies nouvelles et de l'Enseignement supérieur

Un Wallon âgé de 17 à 30 ans sur deux envisage de créer sa propre entreprise, mais le manque de confiance en soi et de liquidités sont des freins à ses projets. C’est ce qui ressort d’une enquête commandée par l’Agence de stimulation économique (ASE) sur la vision qu’ont les jeunes de l’esprit d’entreprendre et de la création d’activité.

«  L’Europe a un esprit d’entreprise moins poussé que les Etats-Unis : le taux d’entrepreneuriat en Belgique est faible  », explique Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l’Économie. «  Cette enquête nous permet d’avoir une visibilité de la manière dont la cible de l’entrepreneuriat, les jeunes, voit l’entrepreneuriat. Elle met en exergue deux éléments négatifs : le manque de confiance en soi et de liquidités.»

Plus de 600 jeunes Wallons âgés de 17 à 30 ans, étudiants et diplômés, ont été interrogés par Ipsos via questionnaires en ligne et entretiens durant le premier trimestre 2013.

L’ASE constate que huit jeunes sur dix ont entendu parler de l’esprit d’entreprendre et qu’un sur quatre a déjà créé ou va créer son entreprise dans les trois ans, mais que les répondants estiment manquer de confiance en eux, manquer de formation et avoir besoin d’un accompagnement.

Si un jeune sur deux envisage de créer sa propre entreprise, l’enquête révèle que l’envie d’être son propre patron diminue avec l’âge et que les femmes sont plus nombreuses à vouloir être salariées. La recherche de sécurité, le manque de confiance en soi - encore lui - et le manque d’expérience en sont les principales raisons.

Selon l’enquête, le système éducatif sensibilise peu à l’esprit d’entreprendre et la sensibilisation à l’entrepreneuriat est trop théorique. Elle révèle également un manque d’information sur les dispositifs d’aide à la création d’entreprise.

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