2014: la balle est dans les partis

Béatrice Delvaux, Éditorialiste en chef
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Et voilà. On y est. A un an des élections, européennes, fédérales et régionales, et de cette fameuse échéance dite de tous les dangers. En soi, le bilan affiché par le gouvernement Di Rupo n’est pas rien. Budget tenu, taux d’intérêt domptés, réforme de l’Etat en voie d’application, des actions ponctuelles sur la compétitivité et les pensions. Toutes choses nécessaires pour rester en piste et, non accessoirement, pour maintenir la tête de ce pays hors de l’eau dans une crise assassine. Mais, c’est une évidence et ils le savent, ces partis qui ont pris leurs responsabilités, ce sera insuffisant pour gagner une élection.

D’ici à ce fameux jour de mai où les Belges iront aux urnes, il faut que le gouvernement réponde à deux exigences : 1) éviter de donner un spectacle trop lamentable en se déchirant pour raisons électorales – ce ne sera pas facile quand on voit la tension que le score à la baisse du PS dans les sondages va provoquer ; 2) continuer à gouverner en bons pères de famille. Un an, c’est long. Il faudra être responsable jusqu’au dernier moment, sous peine de réduire tout bilan à néant. Mais ce qui s’impose désormais concerne les partis, vu le temps qu’il reste pour toute nouvelle mise en application : c’est eux qui doivent élaborer des projets audacieux, innovants, structurellement réformants, répondant aux enjeux du temps. Fiscalité, pensions, compétitivité, avenir de la Wallonie, de Bruxelles, de l’enseignement francophone, etc., etc. : il faut venir avec du prospectif mais concret, avec une véritable vision mais assortie de plans d’action. Et pas, SVP, qu’avec un poing levé ou la critique de celui-ci. Les partis doivent amener autre chose que de la tactique électorale : du contenu !

Les sondages le montrent, la Flandre « veut » toujours très fort la N-VA. Mais elle ne joue plus sur du velours. Elle doit donner du contenu crédible à des concepts flous et gérer son image, qui a reçu des coups depuis que De Wever est bourgmestre d’Anvers. Mais ce n’est pas la peur de la N-VA qui doit forcer les autres partis à avoir des programmes répondant aux défis d’avenir. C’est l’urgente nécessité de réformer la Belgique, de l’adapter aux mutations du monde et de la faire fonctionner.

Vos réactions

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5. Adelbert dit le 26/05/2013, 08:36

Mme Delvaux est trop aimable pour le gouvernement. Celui-ci a pris surtout des décisions mineures et partielles. Rien de très substantiel. Réforme de l' état? "Een voie d' application" ? Attendons ! Ce n' est pas encore réglé. Le gouvernement a surtout montré beaucoup d' hésitation et d' indécision. Situation normale dans une équipe à grande tension entre la gauche et la droite. Tension au détriment de la bonne gestion, au détriment du pays. Donc bilan négatif. Les deux exigences que Mme Delvaux mentionne dépasseront largement les capacités de cette équipe. Qui dès lors sera condamnée aux élections.

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4. Galand du Soir dit le 26/05/2013, 03:03

Je reprends mais sans apostrophes. Vous trouvez que le bilan affiché par le gouvernement Di Rupo n est pas rien? Je ne suis pas d accord, le bilan est maigre. Budget tenu? 3.80% ??? Taux d intérêt domptés ? Ils on baisse pour tous les autre pays aussi. Réforme de l Etat en voie d application ? BHV n est que l aperitif, on n a pas encore d idee ce que sera le plat de resistance (perso: je prefere ne pas le voir). Des actions ponctuelles sur la compétitivité et les pensions? Broutilles dans la marge! Le bilan Di Rupo est maigre et l economie est en chute libre. Peu de gouvernements/regimes sont capables de survivre dans ces conditions.

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3. Galand du Soir dit le 26/05/2013, 02:53

LS n'aime toujours pas les apostrophes meme em copie/coller de ses propres textes!

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2. Galand du Soir dit le 26/05/2013, 02:52

Vous trouvez que le bilan affiché par le gouvernement Di Rupo n'est pas rien? Je ne suis pas d'accord, le bilan est maigre. Budget tenu? 3.80% ??? Taux d

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1. Mencken dit le 25/05/2013, 08:57

Gouvernement Di Rupo. Le gouvernement Di Rupo aura été celui des atermoiements et des mesurettes pour la compétitivité et les pensions, deux dossiers cruciaux. Aucune mesure structurelle n aura été prise. Il faudra attendre la montée au gouvernement fédéral de la NVA pour que chaque réforme nécessaire prenne toute son ampleur. Chacun sait que retarder les échéances augmente leur coût. Attendons nous à une époque difficile à Bruxelles et en Wallonie dès 2014. La pente à remonter sera d autant plus dure que les moyens diminueront d année en année (loi spéciale de financement oblige).

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