Un militaire français blessé dans une agression au cutter à Paris
Un militaire français a été blessé samedi lors d’une agression au cutter à La Défense, près de Paris, par un homme qui n’a pas été interpellé, a-t-on appris de sources policières. Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur a confirmé sur le plateau du JT de France 2 que la police est à la recherche du suspect, qui est toujours en fuite ce samedi soir.
« Le militaire, en tenue, a reçu un coup de cutter au cou alors qu’il patrouillait en fin d’après-midi dans la « salle d’échange » de la Défense, lieu de transit entre les accès aux transports en commun et les commerces, nombreux dans ce quartier d’affaires. Il a reçu des coups de couteau au cou et à la nuque. Malgré les saignements importants, son « pronostic vital n’est pas engagé », a-t-on précisé de source policière, sans donner de précisions sur l’agresseur ou ses motivations. Le militaire était en uniforme et patrouillait dans le cadre du Plan VigiPirate (anti-terrorisme). Vers 18h, un homme surgit derrière lui et l’agresse avec un objet tranchant. Le militaire blessé a été soigné par les pompiers avant d’être évacué. Il appartient au 4e régiment de chasseurs de Gap. Son agresseur était toujours en fuite samedi soir.
Manuel Valls a confirmé sur le plateau du JT de France 2 que les policiers sont en ce moment à la recherche du suspect. « Les caméras seront un élément important », a-t-il notamment déclaré. « Il s’agit d’un des 800 soldats qui assurent la sécurité de nos citoyens dans le cadre du plan VigiPirate. ». « Il est évident qu’on a cherché à le tuer », a-t-il encore ajouté.
Mercredi, un soldat britannique a été tué à l’arme blanche à Londres par deux hommes qui ont affirmé aux témoins agir « au nom d’Allah ». Le gouvernement britannique a estimé que c’était un acte « manifestement de nature terroriste ». « Il y a des éléments qui s’en rapprochent comme la violence soudaine de l’attaque mais à ce stade : soyons prudents », a-t-il encore expliqué.
« Regarder toutes les hypothèses »
Le président français François Hollande a déclaré samedi à Addis Abeba qu’« à ce stade », aucun lien n’était établi entre l’agression d’un militaire français près de Paris et le meurtre du soldat britannique à Londres. « Nous ne connaissons pas encore les conditions et les circonstances exactes de l’agression, ni même la personnalité de l’agresseur, mais nous devons regarder toutes les hypothèses et nous n’en négligeons aucune », a déclaré M. Hollande, interrogé au cours d’une conférence de presse au lycée franco-éthiopien d’Addis-Abeba, en marge des célébrations du 50e anniversaire de la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA). « Nous demandons à nos soldats (…) de relever encore le niveau d’attention », a-t-il terminé.
« Une lutte implacable contre le terrorisme »
Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui s’est rendu ce soir au chevet du militaire près de Paris, a affirmé qu’« on a voulu (le) tuer parce qu’il était militaire » et souligné sa détermination à mener avec son collègue de l’Intérieur Manuel Valls « une lutte implacable contre le terrorisme ». Il a évoqué « un acte criminel » qui « heureusement n’a pas entraîné de conséquences graves ». Le militaire blessé est dans un état « rassurant, satisfaisant », selon lui.








