Made remporte Mini-entreprise
Quatre mini-entreprises briguaient le titre de « Mini-entreprise de l’année ». C’est Macarons Made qui s’est offert une place pour la finale européenne.
Mercredi soir, elles étaient quatre en lice pour remporter la finale de clôture de cette édition 2012-2013 de Mini-entreprise. Parmi PixSay-it, Gamewood, CacheCash Pocket et Macarons Made. C’est ce dernier projet qui a le plus séduit le jury.
Kitsch et pratique à la fois, le concept de miroirs de poche en forme de macarons ultraréalistes devrait faire un prochain malheur dans les sacs à main des demoiselles. Surfant sur la vague rétro-moderne, l’équipe a impressionné par le soin apporté à l’univers et à l’image du produit, particulièrement bien étudiés. Pas étonnant qu’ils aient également décroché le prix du design et du marketing. Et d’avoir poussé la ressemblance au fameux biscuit au point de lui emprunter ses odeurs devrait achever de convaincre les futurs clients.
Cette année, le jury fut plus entrepreneurial que jamais. Notamment par la participation de Jacques Borlée, European Athletics Coach of the Year en 2011 et porteur du projet de création de l’European Sport Academy.
Depuis 1977, Mini-entreprise s’attache à sensibiliser les jeunes à l’esprit d’entreprendre en leur proposant de créer durant une année scolaire une entreprise à échelle réduite, calquée sur le modèle d’une société coopérative. Preuve du succès de la démarche, les participations sont plus nombreuses chaque année.
Avec cette victoire, Macarons Made s’assure une place pour la grande finale européenne « The Company of the Year Competition » qui se tiendra à Londres les 17, 18 et 19 juillet prochains.
Miroirs-macarons
C’est un coup double pour Macarons Made du Lycée Mater Dei à Woluwé-Saint-Pierre. L’équipe remporte non seulement le prix du Design et du Marketing, mais elle se voit surtout décerner le titre de « La Meilleure Mini-Entreprise de l’Année ».
Le jury d’experts fut comblé par ce concept de miroir de poche, délicieusement présenté sous la forme d’un macaron plus vrai que nature. Et leur slogan « Soyez à croquer » en dit long sur leur sens de la formule et du produit bien étudié.
« Nous avons constamment cherché à nous diversifier, notamment en créant des miroirs-macarons odorants ou en proposant de nouvelles couleurs », commente Lucy Stewardson, PDG.
Jeu de société en bois
Le prix du Développement et de l’Adhésion des valeurs a été décerné à l’équipe de GameWood du Collège Saint-Remacle à Stavelot.
Leur tableau de jeu en bois propose un très classique Solitaire d’un côté et une version modifiée du Stratego de l’autre : Strat’École. Où le Maréchal serait remplacé par le directeur et le capitaine par le pion (sans mauvais jeu de mots). Une stratégie qui devrait au moins leur attirer les sympathies des responsables de l’école, à peu près tous représentés sur le champs de bataille.
Entièrement fabriqué à la main, le produit est le résultat d’un véritable travail d’orfèvre avec un soin tout particulier apporté aux nombreuses pièces mobiles.
Finalement, le projet rappelle qu’un bon jeu ne se joue pas forcément derrière un écran.
Tableau de pixels
C’est la Mini PixSay-It de l’Athénée Robert Catteau à Bruxelles qui remporte le prix du Panache et de l’Esprit d’équipe.
Leur tableau décoratif composé de volets à ouvrir ou fermer pastiche de façon originale un écran de pixels.
«En abaissant les petits volets avec son doigt, on peut former n'importe quel message, dessin ou figure grâce à la couleur de la feuille de dessous qui apparaît. Et pour changer de création, on frotte les volets vers le haut avec la main pour les refermer et on recommence!», décrit leur page Facebook. Difficile de faire plus astucieuse transition du digital au digital.
Principalement adressé aux enfants «de 7 à 77 ans», le tableau de PixSay-It marque un heureux retour à l’analogique. Rafraîchissant à l’heure du tout au numérique.
Pochette discrète
CacheCash Pocket de l’Athénée Royal de La Roche-en-Ardenne empoche le prix de l’Innovation et du Potentiel de vente. Leur concept de pochette au format «carte d’identité» faite de tissu de récupération se glisse discrètement sous les vêtements. C’est pratique, original et pas cher.
Une broche, un badge ou un élastique au niveau de la ceinture accompagne astucieusement la pochette si l’on souhaite l’utiliser «sur l’extérieur». Les badges sont personnalisables afin de choisir l’image qui correspond le mieux à son porteur. Les broches sont agrémentées d’une multitude de breloques au choix.
Noire d’un côté et blanche de l’autre, la pochette devrait de toute façon s’intégrer le plus discrètement possible dans la plupart des vêtements.






