Affaire Adidas: l’avocat de Bernard Tapie en garde à vue
L’avocat de Bernard Tapie, Me Maurice Lantourne, a été placé en garde à vue mardi dans l’enquête sur l’arbitrage controversé qui a récemment conduit à l’audition par la justice de la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde.
Deux protagonistes – un magistrat et un avocat – de l’affaire d’arbitrage controversé qui a récemment conduit à l’audition par la justice de la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, ont été mis en garde à vue, selon une source proche de l’enquête. Le magistrat en question, Pierre Estoup, mis en garde à vue lundi, avait été l’un des trois juges d’un tribunal arbitral sollicité en 2007 par le gouvernement français pour régler un vieux contentieux entre l’homme d’affaires Bernard Tapie et une banque, le Crédit lyonnais, à propos d’une revente de l’équipementier sportif Adidas. Le tribunal arbitral avait rendu en 2008 une décision favorable à Bernard Tapie, qui avait touché 403 millions d’euros.
Les enquêteurs reprocheraient à M. Estoup de ne pas avoir fait état, au moment de l’arbitrage, de liens professionnels anciens qu’il avait avec un avocat de Bernard Tapie, Me Maurice Lantourne. Mardi, c’est cet avocat qui a été placé à son tour en garde à vue, a-t-on appris de source proche de l’enquête confirmant une information du site d’informations Médiapart.
Christine Lagarde a été entendue pendant deux jours par la Cour de justice de la République (CJR) pour sa décision de recourir à cet arbitrage privé, et non à des tribunaux ordinaires. Elle est visée par une enquête pour « complicité de faux et de détournement de fonds publics ». La semaine dernière, elle est passée de témoin à « témoin assisté », un statut intermédiaire avant celui de mise en examen (inculpation). La justice enquête depuis septembre 2012 sur la légalité de l’arbitrage survenu entre M. Tapie et le Crédit lyonnais.
Vos réactions
Voir toutes les réactions L'avocat et l'un des juges très ''actif'' dans ce dossier sont mis en examen... Tapie aurait pu gagner peut-être son procès dans 15 ans mais Sarkozy a jugé qu'il serait mieux pour le pays d'en finir rapidement et raisonnablement, d'autant que Tapie est un copain... Ils se rencontrent 18 fois et conviennent d'un arrangement amiable et Lagarde reçoit l'ordre de mettre en place un ''tribunal privé'' (Elle sait que ce n'est pas tout à fait correct mais les ordres sont là)... Pas de chance, juge et avocat sont de bons ''amis'' qui deviennent des malfaiteurs à 403 millions bruts.... Ce n'est pas une explication plausible?
C'est étrange qu'on reproche à un magistrat et un avocat d'avoir eu des liens professionnels vu qu'ils travaillent plus que très souvent ensembles. Puis si l'état aurait pu payer 1 à 2 milliards, il s'en est bien tiré avec ces deux-là. Ou alors il n'y avait rien dans le dossier et il ne fallait pas d'un arbitrage.
Pour rappel, il faut savoir que des experts ont estimé qu'en cas de procès, l'Etat français (propriétaire de l'ex Crédit Lyonnais car nationalisé par MITTERAND)) aurait pu perdre entre 1 et 2 milliards. C'est pour ne pas courir ce risque qu'on est passé à l'arbitrage, plus rapide et moins risqué. Regardons la gabegie DEXIA! C'était comme cela avec le CL. L'enquête actuelle ne s'occupe pas de ceux qui au sein de l'ex Crédit Lyonnais ont profité de leur position pour se remplir les poches avec des commissions très intéressantes. Ce fut aussi le cas pour la revente d'Addidas. Ce sont tous ces "experts" que la justice devrait soupçonner et éventuellement poursuivre plutôt que d'obéir au pouvoir, le pouvoir en place depuis un an.









@jagl et Coluche a aussi dit, il y a les avocats qui connaissent la loi et les avocats qui connaissent le juge. ;-)