Les antennes GSM recréent le buzz à Namur

Luc Schares
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Société. Un groupe de citoyens à Malonne tente de tirer à nouveau une ancienne sonnette d’alarme.

René Crutzen, qui habite la rue Trieux-Scieurs à Malonne, trouve la pilule particulièrement difficile à avaler. « C’est à se demander à quoi servent les enquêtes publiques », s’interroge-t-il. En cause, un permis délivré pour l’implantation d’une antenne GSM à la demande de la SA Mobistar, au lieu-dit du Bois de Falgis, sur un terrain qui appartient à la Congrégation des Frères des Ecoles Chrétiennes (Saint-Berthuin). Soit à moins de 200 mètres de certaines habitations, et très proche de l’école (c’est juste derrière le hall sportif) et de la crèche. « J’ai enseigné durant près de 40 ans à Saint-Berthuin », rumine René Crutzen.

Déjà en 2008, les riverains avaient eu vent du projet. Des tests de ballon avaient été réalisés. Le nouveau pylône aura 36 mètres de haut. L’affaire revient au printemps dernier avec une enquête publique. Une pétition de 502 opposants est recueillie. La Ville de Namur remettra un avis défavorable. Toutefois, le fonctionnaire délégué de la Région accordera le permis. « Mais à ce moment, la Ville aura pu aller en recours, elle ne l’a pas fait », regrette le riverain.

Les impacts sur la santé des rayonnements électromagnétiques générés par ces antennes divisent toujours les opinions. Au-delà, on peut s’étonner de voir s’ériger de nouveaux pylônes alors qu’un grand nombre existe déjà. Il suffirait que les opérateurs utilisent un même pylône. Selon l’échevin Arnaud Gavroy (Ecolo), les opérateurs, en concurrence, s’entendent rarement. « Tous les mois, nous recevons plusieurs demandes », dit-il. Pourquoi la Ville n’a pas été en recours ? Parce que l’expérience montre que la démarche est vaine juridiquement, la compétence communale étant limitée au cadre urbanistique.