Nouveau départ à la tête de Belgacom
La valse des licenciements a-t-elle repris chez Belgacom ? Quelques jours après l’annonce du départ de Pierre-Eric Evrard, le patron de la filiale Scarlet, c’est au tour de Philip Neyt d’être remercié par Belgacom
Philip Neyt, vice-président du groupe, cumulait un nombre appréciable de fonctions. En charge des dossiers de fusion et acquisition, des affaires régulatoires, de la communication corporate et presse et de la gestion des marques, il rapportait directement à l’administrateur délégué, Didier Bellens.
Les raisons de son départ ne sont pas encore connues. Mais il se dit qu’à la tête du groupe, on ne lui a pas pardonné de n’avoir pu éviter certaines dispositions de la « loi télécom », qui font très mal à Belgacom. Cette législation, passée l’an dernier par le Parlement, permet notamment à un client de quitter son opérateur après six mois. Elle est le plus souvent de 12 mois dans les autres pays. Et lorsque l’on est un opérateur dominant comme Belgacom, on ne peut évidemment que perdre des plumes.
Mais le départ a également un autre sens très symbolique. Après Concetta Fagard, il y a près de deux ans et Pierre-Eric Evrard, vendredi dernier, c’est le troisième membre d’un petit cercle que l’on disait très proche de Didier Bellens qui quitte l’entreprise. Dans une nette ambiance de fin de règne.








