ArcelorMittal inquiété par une éventuelle «nationalisation»?

Benoît July
Mis en ligne

La haute direction d’ArcelorMittal a renoué le contact avec la Région wallonne, a-t-on appris à l’issue de la task force réunissant le ministre Jean-Claude Marcourt, les consultants et les syndicats à Namur. Le projet de décret de « nationalisation » des outils liégeois condamnés par la multinationale n’y est peut-être pas étranger.

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La volonté manifestée par la Région wallonne de rechercher tous azimuts les moyens de sauver la sidérurgie liégeoise ne laisse apparemment plus indifférent le groupe ArcelorMittal. Celui-ci a en effet pris l’initiative, aux dires du ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt, de demander une réunion… dont l’objet n’a cependant pas été précisé. Le groupe se montrera-t-il menaçant ou au contraire conciliant ?

Pour Egidio Di Panfilo (Setca), cette « ouverture » de la multinationale envers la Région wallonne est directement liée au projet de décret de « nationalisation » des outils, dont les grandes lignes ont été présentées par le cabinet Jones Day et qui devrait finir par arriver sur la table du gouvernement wallon. «  C’est un événement majeur  », complète Jean-Luc Rader (FGTB). « La Région disposera enfin d’un outil juridique ouvrant la voie à une reprise en main par les pouvoirs publics des entreprises délaissées par leurs propriétaires. »

Pour Jordan Atanasov (CSC), «  cette réunion prouve que les consultants avancent et que leur travail gagne en crédibilité. Personne ne sait, pour l’instant, vers quoi nous nous dirigeons mais les lignes commencent à bouger.  »

Le troisième élément qui est sorti de la réunion de la « task force » est la confirmation de l’intérêt d’un investisseur en provenance du Qatar. Mais cet intérêt reste diffus et aucune négociation n’a été engagée avec lui. Cet investisseur serait, en particulier, particulièrement inquiet à l’idée de devoir affronter le géant ArcelorMittal si ce dernier persistait dans sa volonté de ne pas céder les outils (phase à chaud et moitié de la phase à froid) qu’il entend condamner.

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22. alain100 dit le 30/05/2013, 08:02

Tous les Bxlois n'ont qu'une chose à faire sur ce sujet : SE TAIRE, pour être poli. Ils nous (Liégeois) sera facile de trouver l'argent (Robert Val), ils nous suffira de suspendre les transferts Wallonie - Bxl pendant quelques temps et d'arrêter de payer l'impôt que vous à Bxl vous dilapidez et détournez (Pléthore de fonctionnaires Fed, consultances mafieuses et nombreuses, sauvetages de banques, travaux pharaoniques) ... car pour les Bxlois qui ne le savent pas encore (ou bien qui font semblant), le trou sans fond responsable des difficultés de l'industrie wallonne est BXL, bien loin devant le PS. Encore une fois Bxlois, occupez-vous de vos affaires et essayer de ne plus nous parasiter (oui je sais mission impossible)

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21. Bertt12 dit le 30/05/2013, 07:53

@gbin : "Personne ne sait où on va, mais les lignes bougent" J'adore cette phrase ! Comme "Ils étaient au bord de la falaise, mais ont fait un grand pas en avant !"... Je crois qu'il est illusoire de croire qu'ArcelorMittal reviendra sur sa (logique) décision de fermer Liège. Cette décision marque la (presque) fin d'un cycle, celui de la sidérurgie continentale. Il y a des possibilités de redressement de la Wallonie, mais pas via AM. Que la région investisse vers les PME et les pôles de compétence (le plan Marshall a un nom stupide mais est une bonne chose) et que l'Europe protège ses marchés sont les deux conditions pour que nous puissions nous redresser. Ah, j'oubliais, pour être crédible, il faut lâcher une phrase choc. Voici la mienne (qui vient de Pierre Dac) : "Le chemin le plus court d'un point à l'autre est la ligne droite, à condition que les deux points soient bien en face l'un de l'autre".

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20. robert val dit le 30/05/2013, 07:02

Du bluff, de la pourdre aux yeux, du brouillard...voilà la réalité de la région wallonnne. On temporise, on invente n'importe quoi. Comment la Wallonie, sans sous, pourrait-elle s'en sortir ? C'est la méthode Di Rupo qu'on utilise ici. Ecran de fumée pour calmer le jeu, dépense de l'argent public pour des études dont on connait le résultat. C'est beau la "gauche"

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19. olivleb dit le 30/05/2013, 07:00

@barracuda: Bonne idee, transformons donc l'europe en desert economique sans plus aucun investisseur. Il vous arrive d'utiliser votre cerveau? vous devriez essayer.

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18. eric61 dit le 30/05/2013, 06:02

La région wallonne peut pondre tous les décrets qu'elle veut, le droit de propriété est inscrit dans la constitution. Si Mittal ne veut pas vendre il ne reste que l'expropriation et c'est le pouvoir judiciaire qui doit décider de la pertinence de l'utilité publique et du montant de l'indemnisation.

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