Toujours pas de sanction contre le bourgmestre de Flobecq
Le gouvernement wallon ne tranchera pas le cas de Philippe Mettens ce jeudi.
À la mi-mai, le dossier mis à charge de Philippe Mettens (PS), le bourgmestre de Flobecq, semblait mûr. Tant au parlement wallon pour l’instruction de deux pétitions citoyennes favorables à l’élu qu’au gouvernement pour la procédure disciplinaire, il était question de régler l’affaire « sous quinzaine ».
On y est. Et quoi ? Rien ! Ce mardi, la commission des affaires intérieures n’a pas entendu les pétitionnaires. Et pour cause : la conférence des présidents n’avait pas fait inscrire les points à l’ordre du jour. L’embarras des élus est total. De nouveaux débats risqueraient de relancer la polémique sur le cumul des mandats et les incompatibilités qui a laissé des traces dans la majorité. Ils risquent aussi d’être douloureux au sein de la famille socialiste : Philippe Mettens et le ministre-président Rudy Demotte sont en effet « les meilleurs ennemis du monde ».
Pour rappel, le Code de la démocratie locale fait interdiction à Philippe Mettens d’exercer à la fois ses fonctions maïorales et son mandat de président du service public de la Politique scientifique. Le bourgmestre de Flobecq risque la révocation.
La procédure disciplinaire ne figurera donc pas non plus au menu du gouvernement wallon de ce jeudi. Le ministre Furlan a pourtant reçu le PV de l’audition de Philippe Mettens par le gouverneur du Hainaut, Tommy Leclercq : l’entretien s’est déroulé le 23 avril et a duré… 13 minutes.
L’intéressé et son conseil ont fait valoir que l’exécutif n’est plus en mesure de trancher sereinement le litige et doit être récusé : le ministre Paul Furlan a expliqué que la révocation est la seule sanction possible pour un élu qui exerce ses fonctions de bourgmestre en dépit d’une incompatibilité légale.
Sur le fond, Philippe Mettens souligne que son cas ne relève pas du cumul de mandats, d’ailleurs souvent contourné en Wallonie par la pratique des « experts » et des « bourgmestres ff ». Comme tout citoyen, insiste-t-il, il exerce son double droit constitutionnel d’être élu et d’exercer une profession. Et il a pris les dispositions nécessaires pour pouvoir remplir ses deux fonctions : il bénéficie d’un congé politique partiel à la Politique scientifique, histoire de disposer de temps pour gérer la petite commune de Flobecq et ses 3.500 habitants.
La « carrière » politique de Philippe Mettens ne semble pas nuire en outre à son travail à la tête d’un service public fédéral important, un prétexte souvent invoqué par le gouvernement pour justifier l’incompatibilité.
Le secrétaire d’État Philippe Courard (PS) vient de réaliser une évaluation positive du président : « Philippe Mettens est en bonne voie de réaliser les objectifs de son plan de management, à deux ans de la fin de sa période de mandat ».
Le gouvernement wallon devrait trancher ce litige douloureux dans les prochaines semaines, nous assure-t-on à nouveau.
Vos réactions
Voir toutes les réactions @ 9. indiana, c'est vrai qu'il ne s'agit pas de corruption. Uniquement d'un élu qui a décidé de ne pas respecter la loi pour son bien être personnel. Le problème n'est pas ce monsieur, c'est juste que la loi n'est pas appliquée pour lui ... Qu'il soit PS n'est pas le plus important. Le problème, C'est que les partis au pouvoir à la RW n'appliquent pas la loi pour les élus.
ah,la mauvaise foi habituelle des affidés néo-libéraux (toujours les mêmes d'ailleurs,mettez un article avec PS sur le SOIR,et,sans même connaître le dossier,et sans avoir lu l'articlle,ils s'y ruent comme une mouche est attirée par un étron...) Mr Mettens est soutenu dans son combat par l'ensemble des partis politiques représentés au conseil communal de Flobecq. (dont le MR) Il est aussi soutenu par l'union des villes et communes de Wallonie,où tous les partis démocratiques sont représentés.Il n'y a ici,aucune corruption,ni quoi que ce soit et Mr Mettens a été réélu trimphalement aux dernièrs élections communales.
Le point a été "mystérieusement" oublié d'être mis à l'ordre du jour... La corruption du P$ n'a pas de limites. Ils vont se protéger jusqu'à la fin du mandat du camarade puis on passera à autre chose.
Voila un gars qui palpe un salaire brut de + de 38000 Euro par an + pécule de vacances (entre 65 et 90 % salaire brut ) + prime de fin d'année, ensuite comme président du service public à la politique scientifique il doit certainement ramasser encore un salaire mensuel avantageux. Bref ce petit monsieur recoit au moins 2 salaires et est pret à supprimer l'emploi de Mr. Trullemans. Bel éthique. Ne parlons pas du reste........









copinage Mr Ph. Mettens n'est-il pas le beau-frère de R. Demotte ? ... !