Marcourt sur ArcelorMittal: «Une question de semaines, maximum»
Le ministre wallon de l’Economie s’est réjoui de la reprise de contact avec la direction d’ArcelorMittal. Et évoqué l’intérêt d’un repreneur. « Mais c’est extrêmement difficile », reconnaît-il.
La haute direction d’ArcelorMittal a renoué le contact avec la Région wallonne, a-t-on appris ce mercredi. Entourloupe ou réelle ouverture du géant indien ? Jean-Claude Marcourt ne donne pas de réponse assurée. « Mais c’est en tout cas très important car le groupe Mittal, qui était resté discret ces dernières semaines, m’a demandé une réunion pour envisager d’éventuelles négociations », se réjouit le ministre wallon de l’économie.
Au micro de RTL, Jean-Claude Marcourt a donné davantage d’informations sur le calendrier : une réunion bilatérale (gouvernement/direction) sera programmée demain ou début de semaine prochaine et le gouvernement wallon a également demandé une deuxième entrevue avec les syndicats autour de la table. Que trouvera-t-on, justement, sur la table ? « Nous allons réaffirmer notre souhait de maintenir une sidérurgie intégrée avec la possibilité de reprendre les outils qui seraient abandonnés », annonce le Vice-président wallon. « On en saura plus après les avoir vus… »
Le décret de nationalisation est « totalement rédigé »
Si le contenu des discussions futures demeure flou, le fait de renouer le contact est d’emblée une bonne chose, dit-il. Et le projet de décret de « nationalisation » des outils liégeois condamnés par la multinationale n’y est peut-être pas étranger. « Ce n’est qu’une hypothèse de travail, mais c’est de toute façon un outil qui manquait à notre arsenal législatif, au-delà du cas d’ArcelorMittal », explique Jean-Claude Marcourt, précisant que le décret est « totalement rédigé ».
Quant à l’éventuel repreneur, le ministre wallon n’a pas voulu s’étendre sur son identité, tout au plus a-t-il précisé qu’il n’était pas européen - certaines sources évoquent un investisseur en provenance du Qatar. « Nous avons convenu que son nom ne serait pas divulgué mais ce sont des gens sérieux qui connaissent ce métier parfaitement », a-t-il dit, insistant : « Nous avons eu plus de 64 contacts avec des entreprises et aujourd’hui, il en reste… une ! C’est extrêmement difficile. Mon espoir, c’est quand dans les jours qui viennent, nous comprenions la position d’ArcelorMittal et d’un éventuel repreneur. C’est une question de semaines, maximum ».
Sondage.
Jean-Claude Marcourt peut-il faire plier Mittal?
Vos réactions
Voir toutes les réactions PME Le Ministre Marcourt est certainement un brilliant avocet mais comme économiste j'ai des doutes! Il devrait savoir depuis le temps que les grosses entreprises n'ont malheureusement plus de place en wallonie. L'histoire l'a suffisament démontré avec les fermetures successive des charbonages, sidérurgie, chimie, etc. Il faut maintenant jouer sur les PME, la recherche fundamentale et appliquée. Il faut biensur une certaine créativité et non pas suivre une politique des amis des amis typiquement socialiste. Bonne chance Monsieur Marcourt.
C'est vrai ce qui est triste ds tout cela, c'est de prendre les nombreuses familles en otage ! et encore faire croire que tout est possible...élections obligent...
Moi, je pense que nous allons encore nous faire avoir... les Wallons vont encore dépenser de l'argent (alors que nous n'en avons plus) et ce dans un outil condamné. depuis 2003 que cela dure (j'ouvre, j'ouvre pas, j'ouvre, je ferme ...). Mauvaise gouvernance ou naïveté de nos politiciens !
à tous le coupable, c'est la cee qui autorise l'importation d'acier produit par des esclaves mais réfléchissons un peu...est-il normal qu'il n'y ait plus d'acier produit en Europe ??? En cas de conflit, comment produirons-nous nos armes ? Rien n'est sûr et la paix non plus.









PME Le Ministre Marcourt est certainement un brilliant avocet mais comme économiste j'ai des doutes! Il devrait savoir depuis le temps que les grosses entreprises n'ont malheureusement plus de place en wallonie. L'histoire l'a suffisament démontré avec les fermetures successive des charbonages, sidérurgie, chimie, etc. Il faut maintenant jouer sur les PME, la recherche fundamentale et appliquée. Il faut biensur une certaine créativité et non pas suivre une politique des amis des amis typiquement socialiste. Bonne chance Monsieur Marcourt.