La véranda, une pièce où l’on vit toute l’année
Aujourd’hui, la tendance est à la véranda comme lieu de vie permanent. De plus en plus, on souhaite profiter de cette pièce, en été comme en hiver. Du coup, la mission du fabricant sera d’éviter les pertes de chaleur en hiver, tout en empêchant les surchauffes ou un apport superflu de luminosité en été.
Les fabricants de vérandas en conviennent tous. Aujourd’hui, leurs clients souhaitent de plus en plus faire de leur véranda un lieu de vie permanent plutôt qu’une pièce dont ils ne profitent que durant la saison chaude. « Il reste quand même un gros marché pour la véranda classique, c’est-à-dire l’ajout d’une pièce externe, qui est collée au reste de la maison mais qui ne fait pas partie de l’habitat, commente Corrado Caruso, patron de la société Vérandas Confort. Mais depuis pas mal d’années, il y a une forte tendance en faveur d’une véranda qui deviendrait une extension de l’habitation, construite au même niveau, avec le même carrelage et sans porte de séparation. On voit souvent des clients réaliser un agrandissement du séjour ou de la cuisine à l’aide d’une grande baie vitrée, qui communique avec le reste de la maison. »
En d’autres termes, la véranda devient une pièce où l’on vit toute l’année. « Soit les clients manquent de place dans leurs maisons et souhaitent construire une pièce plus lumineuse, soit ils ont envie d’avoir une pièce ouverte sur le jardin », ajoute Evelyne André, responsable des dessins techniques chez Les Vérandas 4 saisons.
Or, avec ses grandes surfaces vitrées, la véranda est une pièce où les variations de températures sont bien plus importantes que pour le reste de la maison. Du coup, la mission du fabricant sera d’éviter les pertes de chaleur en hiver, tout en empêchant les surchauffes ou un apport superflu de luminosité en été. D’autant plus que si la véranda est considérée comme partie intégrante de la maison, elle entrera en compte dans le calcul de l’indice PEB (Performance énergétique du bâtiment). « Le but, c’est que la véranda soit la plus lumineuse et la plus isolante possible en hiver, affirme Corrado Caruso. La véranda est un extraordinaire capteur d’énergie : si on sait l’utiliser, on se retrouve avec un produit au bilan très favorable. »
Les solutions ? Les fabricants déclarent que la majorité des vérandas actuelles sont construites avec des châssis à base de profilés en aluminium, avec rupture de pont thermique (NDLR : le pont thermique étant un endroit de la construction où la barrière isolante est rompue). « Le bois est totalement dépassé, estime Lotfi Aouni, patron de l’entreprise Verabel. Non seulement il n’y a plus de bons produits sur le marché, mais après 4 ou 5 ans, le bois commence à pourrir. » « Sur dix vérandas, il y en a peut-être neuf qui sont construites avec de l’aluminium », précise Evelyne André.
Pour obtenir une meilleure isolation, la société Vérandas Confort a développé encore une autre solution reposant sur la technologie « Alu-Thermo-Bois » : les profilés des châssis sont composés d’aluminium à l’extérieur et de bois définitivement traités à l’intérieur, et intègrent entre ces deux matériaux, une couche d’isolant en polyuréthane ou en polystyrène.
La technologie utilisée pour les vitres constitue également, et sûrement avant tout, un aspect important dans la construction de la véranda pour garantir son isolation. Chez Verabel et Vérandas confort, on propose du triple vitrage. « Si on veut faire un parallélisme avec le passif, il faut que le coefficient U des fenêtres soit inférieur à 0,8. Pour y arriver, c’est indispensable d’utiliser du triple vitrage. Avec du double vitrage, c’est extrêmement difficile d’obtenir cette valeur, déclare Corrado Caruso. On va aussi privilégier un vitrage extra-clair, qui laisse passer beaucoup plus de lumière, c’est un atout pour l’hiver. »
L’entreprise Les Vérandas 4 saisons privilégie, elle, le double vitrage intégrant du gaz d’argon et en toiture, du double vitrage feuilleté. « Avec le triple vitrage, la façade serait trop épaisse, surtout qu’on installe déjà, bien souvent, des portes coulissantes, justifie Evelyne André. Et finalement, la différence d’isolation entre le double et le triple vitrage n’est pas si énorme. » Question d’esthétique donc…
Et pour compenser, en été ? On peut utiliser des vitrages antisolaires, des panneaux opaques sur la toiture, mixés à des puits de lumière (lire ci-dessous), des toiles d’ombrage ou encore des brise-soleil. Mais là aussi, les fabricants sont partagés sur la question. « Les vitrages antisolaires, par exemple, sont bien pour l’été mais en hiver, c’est une catastrophe, juge le patron de Vérandas Confort. Cette solution va à l’encontre du principe de l’énergie gratuite ! »
Pour amener de la fraîcheur en été, l’entreprise préférera alors un système de ventilation mécanique qui laisse entrer l’air frais et extrait l’air chaud, et ajoutera des toiles d’ombrage et des brise-soleil.








