Deux victoires à la Pyrrhus
Deux dossiers majeurs ont passé cette semaine un cap décisif. Le décret qui réforme l’enseignement supérieur en Communauté française et le package « photovoltaïque – kilowattheures gratuits ».
Le soulagement est perceptible et, vu les enjeux, l’impression devrait être celle du devoir accompli.
Et pourtant, ce qui domine est le sentiment de chaos, la cacophonie dans laquelle les deux dossiers ont évolué et ont été négociés, la difficulté monstrueuse qui a présidé à leur accouchement et l’occasion ratée pour les gouvernements concernés de marquer des points, de gagner en crédibilité et d’annoncer des bonnes nouvelles.
Dans le dossier énergétique, le ministre (Ecolo) Jean-Marc Nollet, après s’être fait incendier, marque certes aujourd’hui des points politiquement. Une solution sur le photovoltaïque a été trouvée – on verra si elle passe le cap des recours juridiques – et son effet d’annonce sur les 500 kWh gratuits, qui avait fait « disjoncter » notamment le président du CDH Benoît Lutgen, s’est transformé, comme il l’avait en fait prédit à l’époque, en décision concrète.
Ce n’était donc pas que du vent électoral. Mais lorsqu’on regarde ce dossier sur la longueur, on peut juste constater le gâchis dans la communication, le manque d’anticipation et de courage politique dans la prise de décision. Même aujourd’hui, alors qu’une solution est trouvée, demeurent nombre d’incertitudes, tandis que le marché du photovoltaïque s’est effondré.
La refonte de l’enseignement supérieur devra, elle, prouver son efficacité, budgétaire et intellectuelle. L’enjeu est énorme. Cette nouvelle structure, censée fédérer les forces francophones du secteur, a surtout beaucoup clivé, philosophiquement, régionalement, politiquement. Les négociations ont manqué de transparence, le ministre a été soupçonné de subjectivité : il va falloir beaucoup de diplomatie pour recoller les morceaux de ce secteur qui doit être l’un des moteurs de la dynamique francophone.
Les résultats sont là, nous dira-t-on. Reste à prouver que la casse collatérale que leur accouchement a provoquée, ne ruinera pas le succès de leur implémentation.
Vos réactions
Voir toutes les réactions @ 3. Mlchael, c'est aussi bête que de dire : les pauvres ne sont pas riche par fainéantise. L'un et l'autre sont faux. L
a Mencken: Ce que vous dites est marrant, car se sont les riches par leur égoïsme qui engendre tant de pauvreté.
Mensonge. La gratuité est un mensonge. Il ne s agit que d un transfert du vrai coût d un consommateur à l autre via la facture. Simple mesure électoraliste en vue de 2014. Il est vrai qu il y a plus de pauvres que de riches en Wallonie. C est pourquoi la Wallonie restera un bastion gauchiste.
Le photovoltaïque n'est pas une technologie actuellement viable en Belgique, et seul le politiquement correct a créé cette fausse demande qui n'a aboutit qu'à essuyer les plâtres. Maintenant on arrondit les angles en introduisant une mesure socialisante mais on ferait mieux d'en tirer l'expérience pour éviter la prochaine tentation perverse.








@ 3. Mlchael, c'est aussi bête que de dire : les pauvres ne sont pas riche par fainéantise. L'un et l'autre sont faux. L égoïsme n'est pas l'apanage d'un type d'humain, c'est notre lot à tous, tout comme la paresse.