La réforme de l’enseignement divise le gouvernement flamand

Avec Belga
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Le dossier de la réforme de l’enseignement flamand empoisonne les relations entre le SP.A et la N-VA. Le ministre-président, Kris Peeters (CD&V) espère un compromis pour mercredi.

Le projet de réforme de l’enseignement secondaire en Flandre a provoqué une crise ce week-end entre les partenaires du gouvernement flamand (CD&V – N-VA – SP.A), contraignant le ministre-président, Kris Peeters, à renoncer à accompagner la mission économique belge emmenée par le prince Philippe aux Etats-Unis. Si le projet est soutenu par le CD&V et le SP.A, il rencontre toutefois l’opposition de la N-VA.

Le ministre-président flamand Kris Peeters (CD&V) et les présidents des partis formant la majorité gouvernementale flamande se sont retrouvés durant une heure trente, dimanche soir, pour discuter du projet controversé de réforme de l’enseignement secondaire. A l’issue de la réunion, M. Peeters a assuré dans une brève déclaration devant la presse que tous les présidents de parti avaient réitéré leur volonté de trouver un compromis, sans dire toutefois grand chose de l’état des discussions. Il refuse de prononcer le mot « crise » et espère aboutir pour mercredi, jour des questions d’actualités au Parlement flamand, a-t-il déclaré sur le plateau de « De zevende dag », sur le VRT.

Le gros point de crispation autour de cette réforme concerne la volonté des socialistes flamands et du ministre de l’Enseignement, Pascal Smet, de gommer la distinction durant les premières années du secondaire entre le général, le technique et le professionnel parce que ces filières renforceraient les stigmatisations.

Dans une interview télévisée dimanche, le président de la N-VA, Bart De Wever, a ainsi affirmé qu’il ne souhaitait pas que l’on touche à l’enseignement secondaire général (appelé ASO en Flandre). « Nous devons revaloriser notre enseignement technique et professionnel, nous devons procéder à des coupes dans les plus 300 options (offertes par l’enseignement flamand. Mais supprimer l’ASO, cela je ne fais pas », a-t-il dit.

Kris Peeters doit revoir ses ministres dans les prochains jours avec l’objectif d’aboutir mercredi. Dans le cas contraire, à moins d’un an des élections, le chef de file du gouvernement flamand ne pourrait plus éviter le mot : « crise ».

Vos réactions

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6. un type dit le 03/06/2013, 22:36

"dès l'école primaire, il y a déjà des enfants qui ne sont pas à leur place dans les classes ordinaires !" C'est bien pour ça qu'en communauté française, il y a l'enseignement spécial. Pas de ça en Flandre ? -- La saucisse unifiée, ça n'empêche tout de même pas d'avoir des écoles séparées, non ? Je ne vois pas des élèves de coiffure à Sint Jan Berchmans. Mais je persiste à croire que pour les cours généraux, un contenu qui n'assimile pas d'emblée certains élèves à des débiles, ça les valorise. C'est plus pratique aussi pour changer éventuellement d'orientation, dans un sens comme dans l'autre. Sinon, les élèves risquent d'être enfermés dans un destin qu'ils ne méritent pas tous.

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5. kaoti dit le 03/06/2013, 16:55

@un type "donner plus de cours généraux aux techniques et proffesionnelles sans que ça soit au détriment du ASO" Tout à fait d'accord avec vous, mais voyez-vous, c'est là que le bât blesse. Pascal Smet veux que le ASO disparait et que l'ASO, TSO et BSO deviennent un 'eenheidsworst'. L'ASO en Flandre est un des meilleurs de l'europe (cfr enquêtes pisa). Alors pourquoi y toucher. Forte chanse donc que cette réforme conduira à un nivellement vers le bas tout comme c'était le cas avec le VSO.

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4. satanix dit le 03/06/2013, 14:54

Le problème, c'est que dès l'école primaire, il y a déjà des enfants qui ne sont pas à leur place dans les classes ordinaires ! Quant au technique, il peut être intéressant pour certains, attirés par la technique et plus "concrets", mais il faudrait peut être que ce ne soit pas enseigné dans des repaires de voyous !

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3. un type dit le 03/06/2013, 13:19

"le nivellement vers le bas" Ça, ce n'est le cas que si on ne se donne pas les moyens. Avouez que donner plus de cours généraux aux techniques et professionnelles, ne peut qu'apporter une plus-value. Évidemment, ça ne peut pas être au détriment de l'enseignement des autres. -- "une idée socialiste" C'est dingue cette obsession de l'idée socialiste. Ben je suis désolé, s'il n'y a que les socialistes à avoir des idées sociales pour la société, vivent les socialistes. Je ne crois pas qu'on aille très loin avec l'élitisme. Si seule une élite peut avoir des moyens, les échanges se limitent à l'élite. Avec plus d'équilibre, on étend le marché et l'élite en profite. Le jour où les maçons cesseront de ne pas trop réfléchir, ils cesseront de mettre les surplus de ciment dans les conduites, le client en profitera, son patron d'entrepreneur et l'architecte qui supervise aussi. Ce n'est pas logique ? L'éducation est essentielle dans une civilisation.

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2. kaoti dit le 03/06/2013, 11:49

@un type "gommer la distinction durant les premières années" Vous aimez bien cette idée? Et bien c'est la même idée qui a été lancée avec le VSO en 1975 qui était un flop total. C'est le nivellement vers le bas et typique pour une idée socialiste. Le COC a déjà fait savoir qu'il n'y a pas de "draagvlak" pour cette réforme (cfr De Standaard).

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