Un après-Taratata pour France 2
Le directeur des programmes de France Télévisions a annoncé sur Twitter la création d’un nouveau magazine musical.
Alors que l’annonce de la suppression des émissions musicales « Taratata » et « Chabadaba » alimente les inquiétudes et le courroux du monde musical, avec le lancement de deux pétitions distinctes appelant à leur maintien dans les grilles de programmes, Bruno Patino a annoncé via Twitter, ce lundi matin, l’arrivée d’un nouveau magazine musical.
Selon les indications livrées par le directeur des programmes de France 2, ce magazine musical de deuxième partie de soirée sera programmé trois fois par mois. S’y ajoutera un live de 80 minutes, tous les mois et à la même heure de diffusion.
C’est vendredi que la confirmation de la suppression de l’émission de Nagui, qui fête ses 20 ans de présence sur antenne, est tombée. France Télévisions doit faire face à une demande d’économies de 300 millions d’euros sur deux ans. Le groupe a également acté la suppression des « Mots de minuit ».
La pétition en ligne réclamant le maintien de Tarata a déjà recueilli près de 50 000 signatures, tandis que la page Facebook « Contre l’arrêt de Taratata » a accueilli plus de 25 000 nouveaux fans ces trois derniers jours, parmi lesquels de nombreux artistes, tels que Puggy, Nolwenn Leroy, Indochine ou Saule, qui s’est fendu d’une lettre ouverte. Ce lundi, Michel Polnareff a lui aussi exprimé son désarroi et rejoint les pétitionnaires, écrivant sur sa page Facebook : « On se prive d’une émission de grande qualité, d’un présentateur d’une grande intégrité et fou de musique, sans oublier l’attraction envers cette émission des plus grandes personnalités hors hexagone, je devrais écrire hexa gone. Nagui, que je connais personnellement, est un exemple de gentillesse et a fait de sa profession, une passion. Je pense que les décisionnaires devraient y regarder à deux fois avant de prendre une décision que je trouve plus que regrettable. »
En réponse à la question d’une internaute qui l’interrogeait sur la possibilité de visionner la nouvelle émission en ligne, Bruno Patino a brièvement répondu qu’un « dispositif numérique ambitieux » serait mis en place autour du nouveau magazine musical.








