Le 11h02 : «Quoi qu’elle fasse, la Belgique restera une terre d’immigration»
Selon le sondage Dedicated RTBF/La Libre, seuls 20% des Belges considèrent que les populations d’origine étrangère sont bien intégrées dans notre société. Hugues Dorzée a répondu à vos questions.
Pour nombre de gens, l’échec de l’intégration n’est pas
un sentiment mais un constat…
Je pense qu’il faut dépasser le slogan et les phrases choc. Un sondage est une photographie avec ses limites. Mais les chiffres sont assez interpellant et renvoient à certains échecs de la politique migratoire au sens large. Rappelons que l’immigration a une histoire. A ses débuts, on était dans une vision économique des choses et on n’a pas pensé suffisamment à « l’après ». Ensuite, il n’y a pas de vision globale européenne concertée. Il y a une responsabilité politique importante.
On parle de la nécessité de relancer le discours sur la diversité ?
On est dans une société multiculturelle et on le sera de plus en plus. On ne reviendra pas en arrière. Ne nions pas le problème des signes religieux dans l’espace public et du rapport homme-femme, mais est-ce un signe de non-intégration ?
Qu’entendons-nous par « intégration » ?
C’est toute la question : à partir de quel moment mon voisin est-il bien intégré ? C’est une question philosophique. Comme disait Edouard Delruelle, la Belgique ne s’accepte pas comme terre d’immigration, or elle l’est.
N’y a-t-il pas un refus de la société de se remettre en cause ?
Il faut se rappeler qu’aujourd’hui, nous avons un Premier ministre italien mais dans les années 50, on traitait les Italiens de « macaronis », on s’interrogeait sur leurs pratiques culturelles. Peut-être que dans 50 ans, nous ne nous poserons plus de questions vis-à-vis des gens issus de l’immigration nord-africaine.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Comparer un Italien (devenu premier ministre) à un noir ou un arabe qui débarque et qui viennent chacun d'une toute autre civilisation que la judéo-chrétienne démontre à quel point les écoles de journalisme sont inféodées à la doxa régnante et non à la culture au sens large et au développement de l'esprit critique !
"Votre résumé très personnel me dérange un peu" je m'en suis rendu compte : il a disparu.
"Cela ne veut pas dire que tous les pays sont fondus dans un grand amalgame" En tout cas, la Belgique est fondue dans l'amalgame des traités qu'elle a signé à l'ONU, l'UNICEF, l'OMS, l'UE (qui tous lui imposent d'accepter des réfugiés) et ceux avec l'OMC, l'OCDE (qui lui imposent d'accepter les produits de l'étranger) pour terminer avec l'OTAN (qui lui impose de collaborer militairement). Qu'est ce qui reste de souveraineté, je vous le demande ? Ce que vous voyez dans votre rue (ou partout dans votre logement) n'est que le sommet de l'iceberg. Ils étaient marrant les Français à refuser le mariage pour tous auquel leur gouvernement s'était déjà (implicitement) engagé aux travers de traités internationaux. La question est donc : qu'est-ce que chacun de nous fait pour s'intégrer à l'amalgame ?
C'est évident... Quand on a un gouvernement de loques comme le nôtre, et qui, de plus, complexé jusqu'à la moelle, veut toujours laver plus blanc que le voisin, le tout saupoudré d'aveuglement et de mauvaise foi,ce n'est pas difficile à prévoir... Mais je ne serai pas le con qui se fera massacrer pour eux...




"Comparer un Italien (devenu premier ministre) à un noir ou un arabe qui débarque" C'est sûr qu'aucun Belge ne traitera jamais un Africain ou un Arabe de "sale macaroni", mais de quels 'sobriquets' use-t-il ? Relisez vos vieilles versions originales de Buck Dany et Tintin au Congo, c'est ce que le bon Belge moyen distillait à ses enfants quand on ne parlait pas encore de politiquement correct, c-à-d. quand on ne critiquait pas seulement ouvertement la culture ou la religion, mais l'apparence. Y-a bon Banania.