Nathalie Kosciusko-Morizet remporte la primaire UMP à Paris
C’est Nathalie Kosciusko-Morizet qui a remporté le scrutin de l’UMP pour la mairie de Paris. Ce scrutin était considéré comme un fiasco par le parti lui-même.
L’ancienne ministre et députée de l’Essonne, âgée de 40 ans, était opposée au maire du Ier arrondissement Jean-François Legaret (60 ans), le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel (35 ans), et le conseiller régional Franck Margain (51 ans), vice-président du Parti chrétien-démocrate (associé à l’UMP).
Donnée favorite, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) a remporté le scrutin avec 58 % des voix. Elle affrontera la socialiste Anne Hidalgo lors des élections municipales de 2014.
Seulement 20.000 votants
Donnée largement favorite auprès des sympathisants UMP dans les sondages, NKM pouvait voir sa prééminence remise en question dans les urnes, compte tenu du nombre relativement faible de votants attendu, et des appels à lui faire barrage lancés par les anti-mariage gay, des groupuscules de la droite radicale et une partie de la Droite forte, le courant le plus à droite de l’UMP. Le parti de Jean-François Copé, qui ne soutient officiellement personne, pourrait ressortir affaibli de cette nouvelle tentative infructueuse d’introduire de la démocratie interne, après l’échec des primaires pour la présidence du parti. En effet, l’UMP qui attendait 60.000 votants a récemment reconnu qu’elle n’en espérait pas plus de 20.000. Le parti sauvera la face si le résultat de ce soir n’était contesté par aucun candidat.
Vendredi soir, quelques heures à peine après l’ouverture du vote, Pierre-Yves Bournazel a exigé la suspension des opérations électorales, en raison des « défaillances » du système, et de la poursuite de sa campagne par Nathalie Kosciusko-Morizet. L’intervention du président de l’UMP Jean-François Copé, et une longue réunion samedi du Conseil supérieur de la primaire avec les candidats, ont permis d’apaiser les esprits, et de convaincre chacun d’aller au terme du premier tour.
Dans un entretien publié aujourd’hui par Le Parisien, Luc Chatel, vice-président délégué de l’UMP et ex-ministre de l’Education nationale, estime que « ce qui se passe à Paris est un message d’alerte pour l’UMP ».« Paris est à portée de main et, si on pouvait éviter un spectacle désolant et affligeant pour notre famille politique, ce serait salutaire », a-t-il ajouté.
Jean-François Copé, patron de l’UMP, a pour sa part reconnu que son parti apprenait la démocratie : « c’est assez nouveau » pour nous, a-t-il confessé dimanche sur Canal +.
En attendant, un scénario catastrophe fait déjà rêver l’opposante socialiste, Anne Hidalgo. « Quoi qu’il arrive, la personne qui sortira de cette primaire (...) partira affaiblie, parce que le processus de vote est contesté. »
Vos réactions
Voir toutes les réactions LES PARISIENS NE MERITENT PAS CELA !!! APRES AVOIR SUBI DELANOE PENDANT DE TROP LONGUES ANNEES, LES VOICI MAINTENANT ''PRETS'' (!) A ETRE ''GOUVERNES'' PAR DEUX ARRIVISTES CALFEUTREES DANS LEUR PROPRE DOGME ...
La droite apprend la démocratie.... ENFIN ! - "Jean-François Copé, patron de l UMP, a pour sa part reconnu que son parti apprenait la démocratie : « c'est assez nouveau » pour nous, a-t-il confessé dimanche". - Surréaliste.
On se croirait à Fort Boyard Chacun avec sa clé a ouvert le coffre ! C'est NKM qui a le plus de Boyard !
Il 'est effarant qu'un parti qui prétend à gérer un pays n'est pas capable de se gérer lui-même. C'est là qu'on constate que, bon an mal an, les admnistrations font tout de même tourner la boutique, malgré (!) les politiciens qui sont à leur tête. Sans administration, ils sont en effet incapables de gérer une élection interne. C'est dire. Et dire, en fin de compte, que ce parti - et ces mêmes dirigeants - ont géré ce pays. Soupir. Ceci dir, chez nous, serait-ve meilleur ? Re-soupir.










"Surréaliste." On devrait annexer la France. Ça leur en foutrait un coup d'avoir la proportionnelle.