Le gouvernement flamand trouve un accord sur l’enseignement

Dirk Vanoverbeke
Mis en ligne | mis à jour

La tripartite SP.A/N-VA/CD&V est parvenue, mardi soir, à se ressouder sur la réforme de l’enseignement secondaire en Flandre.

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Kris Peeters, CD&V, ministre-président.
    Kris Peeters, CD&V, ministre-président.

Il restait quelques heures (la séance plénière du Parlement se tient ce mercredi ) à l’équipe de Kris Peeters pour éviter que la crise la plus importante qu’elle ait vécue depuis sa mise en place en 2009 ne se transforme en clash. Vers 22h30, le ministre-président a annoncé, soulagé, la conclusion d’un accord. Et le ministre Bourgeois, dont le parti, la N-VA, traînait les pieds pour signer le compromis, soulignait dans la foulée, que ce dossier ultra sensible qui passionne la Flandre, ses profs, parents et élèves, avait trouvé une issue favorable.

L’accord soutenu par le ministre SP.A de l’Enseignement Pascal Smet et par le CD&V veut faire passer de 12 à 14 ans – soit de la fin de l’enseignement primaire à la fin du premier degré, comme en Communauté française – l’âge auquel les enfants pourront choisir entre le général , le technique ou le professionnel.

Le bras de fer était aussi et surtout politique. La formation de Bart De Wever ne voulait pas de cette réforme de l’Enseignement. Elle a obtenu des réajustements au cours des négociations. Le parti conservateur, en effet, estimait que la réforme dans sa mouture initiale portait en elle les germes d’un nivellement par le bas. Bart De Wever, lui, a fait barrage jusqu’au bout. Une opposition de fond et un positionnement politique: la N-VA n’a pas osé adopter la même tactique à l’échelon flamand que celle qu’elle a privilégiée au fédéral lors des négociations de 2010, en risquant de se voir reprocher son incapacité chronique à nouer un compromis. Le gouvernement Peeters II l’a échappé belle.

Vos réactions

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5. VHB dit le 05/06/2013, 14:04

De Wever a sauvé l'enseignement en Flandre de la médiocrité. Les partis traditionnels ont besoin d'un succès politique pour 2014, coûte que coûte. Cette fois ci l'enseignement en Flandre paierait le prix. Rappelons que lors de la formation du gouvernement fédéral ils n'ont pas hésité à sacrifier leurs électeurs et les citoyens flamands en général.

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4. Francis Gielen dit le 05/06/2013, 09:04

Education et politique... Les choix du Gouvernement flamand vont dans le sens de l'OCDE (enquête PISA). Dommage de détricoter un bon projet pour des raisons politiciennes... L'enseignement du français régresse en Flandre, mais pas celui de l'anglais. Dans un continent riche en langues, il n'est pas inutile de les apprendre. L'anglais et aussi l'espagnol (proche du français et très parlé dans le monde) mériteraient d'être mieux connus en Wallonie.

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3. Citoyen85 dit le 05/06/2013, 08:12

L'enseignement est peut-être le "meilleur du monde" mais l'enseignement du français est en nette régression. Du même niveau que les wallons en néerlandais désormais...

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2. Mencken dit le 05/06/2013, 06:30

Pour en savoir plus. Allez sur La Libre. C est un peu confus mais c est déjà mieux qu ici. L enseignement flamand faut-il le rappeler est un des meilleurs du monde (classement PISA). La réforme actuelle ressert des boulons déjà bien en place.

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1. Lapinos20 dit le 04/06/2013, 22:52

Dommage que l'article ici ne donne pas les conclusions de cet accord, qu'on lâché les uns et les autres, bon attendons demain.

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