The Bru Sale : œuvres russes, européennes et belges
Cela fait un an et demi que la salle de ventes aux enchères a pignon sur rue aux abords de Bozar, dans la capitale de l’Europe. La salle, doublée d’une galerie où sont exposés des artistes d’après-guerre et contemporains (comme Yann Masseyeff exposé fin 2012-début 2013, par exemple), a réalisé sa 13e vente ce 4 juin 2013. Il y avait à l’affiche des œuvres russes (Vladimir Yacovlev, Viatcheslav Garine, pour ne citer qu’eux) et européennes, de Lindstrom à Corneille en passant par plusieurs toiles de Ernst Van Leyden (1892-1969), peintre d’origine hollandaise, mort à Paris et représenté dans de nombreux musées du monde (Amsterdam, Paris, Londres, New York, Le Caire…). Parmi les Belges, on a pu noter Oleffe, Bram Bogart, Jacob Smits, Magritte, Delvaux ou Delvoye ainsi que sept lots de Ulrike Bolenz, artiste allemande qui vit et travaille à Bruxelles et qui développe une œuvre au départ de photos, qu’elle manipule en jouant des transparences et des limites réel/imaginaire.
L’espace que la salle occupe en duplex vient d’être rénové afin de pouvoir atteindre le rythme de croisière d’une vente tous les deux mois, rassemblant quelque 300 lots : des peintures pour l’essentiel mais également des œuvres sur papier dont des estampes, quelques dessins, des affiches, l’une ou l’autre sculpture. « Par la suite, on se tournera sans doute vers le vin, le design, etc. », explique Bernadette Bergon, qui a choisi de s’installer à Bruxelles après un passé de galeriste à Paris et à Toulouse. Originaire du sud, la Toulousaine a posé son dévolu sur notre capitale en raison de sa position internationale. « Carrefour de l’Europe, Bruxelles est une ville attractive, à taille humaine par rapport à Paris. Venant du sud, nous étions à la recherche d’une ambiance plus serrée que celle qui règne dans la capitale française. Les Belges sont plus accessibles et ont un grand cœur. En plus, ils sont collectionneurs et cherchent à vendre et à acquérir des pièces. Puis bien sûr, il y a l’aspect fiscal qui n’échappe pas aux Français. » La peinture russe a déjà fait ses preuves chez The Bru Sale, avec par exemple une huile sur toile d’André Lanskoy (1902-1976) estimée à 30.000-40.000 euros et qui a été adjugée 62.000 euros lors de la vente du 29 novembre 2012. Autre exemple tout à fait incroyable avec un pastel des
années 50 d’une Femme nue allongée dû à Serebriakova Zinaïda (1884-1967) et estimé 2.000-3.000 euros qui a littéralement flambé, s’envolant à 70.000 euros lors de la vente du 24 mai 2012. Chaque vente sera accompagnée d’un catalogue papier avec une description sommaire des lots et une photo. Le marteau se tiendra à Bruxelles avec des ordres fixes, par téléphone et par internet. Un nouveau rendez-vous bimensuel à retenir.
www.thebrusale.com,
40 rue Ravenstein, 1000 Bruxelles.







