Découpage de la Wallonie en Wallifornie et Wallbanie: «Un amalgame infondé»
Le professeur d’une école néerlandophone avait redessiné la carte de la Wallonie en la découpant en trois zones, dont la Wallbanie, pour qualifier les régions sinistrées par la fermeture des industries. « Stigmatisant pour le pays et la communauté qu’il représente » selon la commune d’Etterbeek, où est située l’école.
Le bourgmestre d’Etterbeek Vincent De Wolf et l’ambassadeur de la République d’Albanie, Ilir Tepelena, ont regretté, lors d’une rencontre mardi, l’amalgame créé par l’enseignement d’un professeur de géographie du Koninklijk Atheneum Etterbeek. M. Tepelena a fait part de « sa vive émotion quant à un enseignement jugé stigmatisant pour le pays et la communauté qu’il représente », indique mercredi un communiqué de la commune d’Etterbeek.
L’enseignant de cette école néerlandophone avait redessiné la carte du sud de la Belgique, et l’avait découpée en trois zones : la Wallifornie (de Bruxelles à Arlon), la Wallabama (Ardenne belge) et la Wallbanie (le Hainaut et les « régions sinistrées » par la fermeture des industries).
L’ambassadeur de la République d’Albanie a affirmé que de nombreux ressortissants albanais avaient pris contact avec l’ambassade pour faire part de leur mécontentement. D’une même voix, MM. Tepelena et De Wolf ont regretté « un tel amalgame, infondé tant pour un pays comme l’Albanie que pour la partie de la région wallonne concernée et totalement inacceptable dans le cadre d’un enseignement officiel ».
« Une vision caricaturale et insultante »
Les parents d’élèves interrogés par la RTBF, avaient aussi fait part de leur désaccord, dénonçant ceci dénote une « vision caricaturale et insultante », à l’égard de la Wallonie, mais aussi de l’Albanie notamment. Elle témoigne aussi d’« une interprétation politique » de la réalité. Le directeur général des écoles néerlandophones de Bruxelles a dit ne pas être au courant de tels enseignements et compte régler cette situation au plus vite avec la direction de l’Athenée Royal d’Etterbeek.
L’ambassadeur albanais envisage de visiter l’école en question à la rentrée de septembre et d’y proposer un jumelage avec une école albanaise. De son côté, Vincent De Wolf a annoncé que le collège des bourgmestres et échevins adressera, aux autorités de l’enseignement officiel néerlandophone à Bruxelles et au ministre flamand de l’Enseignement, un courrier condamnant « les amalgames maladroits » formulés par le professeur de géographie.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Cette "allégorie" est tout sauf maladroite en encore moins humoristique!Elle est de la répétition de ce qui a déjà été dit avec les mêmes indignations tout aussi vaines qui avaient suivi.Ce prof.si gentiment maladroit sème à tout va ce qui se répand en Flandre et à Bruxelles avec le joyeux et bête assentiment des Francophones de ce Forum!On est jamais si bien servi que par soi-même!
"Le directeur général des écoles néerlandophones de Bruxelles a dit ne pas être au courant de tels enseignements": Facile, ça! Comme d'habitude, personne n'est responsable et on continuera à dégoiser sur les francophones sans risquer la moindre réprimande. Finalement, cela arrange bien tout le monde au Nord de la frontière linguistique. Un peu de vomi sur les "anderstaligen", cela fait du bien









si ce gars habitait près de Wavre, aurait-il encore un Wallibi a proposer pour sa défense ? Et au passage, pourquoi Obama ( ou fut ce Allah-Bama ? ) ou la quasi californication , dans ces exposés ? pas très smarts, ces titres soi-disant "explicatifs". Mais sur le fond, il y a des tas de différences entre les régions meme dans chaque partie du pays, la Gaume et les Fourons c'est pas du pareil au meme, l'entre Sambre et Meuse n'est pas la région de Huy ou Bastogne, certes. Et y a t'il, en pratique, une industrie quelconque en Albanie qui souffre une quelconque comparaison avec les mines et les hauts fourneaux du pays noir en déclin ? Si ce n'est pas le cas, l'Albanie devrait en prendre de la graine et ne pas se plaindre de ce genre de comparaison.