Mission princière: Philippe tente de se construire une nouvelle image
La Palais a manifestement compris la nécessité de construire une image plus positive du prince Philippe : après les 20 km de Bruxelles, la preuve par la mission économique en Californie, où son profil est repensé. Ce qui lui va plutôt bien. De notre envoyée spéciale.
Au terme de trois jours de mission économique, en Californie, le constat est manifeste : un vrai travail de restauration de l’image du prince Philippe est en cours. Ou plutôt un travail de construction d’une image plus complète du prince, au-delà de la seule communication publique parfois chaotique. Basée sur tout ce qui participe d’un profil
La nouvelle stratégie de l’entourage princier a débuté quelques jours avant la mission, avec les 20 km courus par Philippe à, Bruxelles. Là, déjà, une image complémentaire de sportif courageux et endurant a été présentée.
Un prince mis en avant
À Los Angeles et San Francisco, ce sont d’autres aspects qui ont été rajoutés au portrait princier désormais mis en avant.
L’humour tout d’abord, lors de la visite chez Disney («
Le ton décontracté aussi, très américain, bien adapté au public local. Mais lorsqu’il a fallu prononcer un discours devant l’équivalent de notre Cercle de Lorraine, le Californian council, mardi, le contenu est redevenu sérieux, économique, européen, bien approprié à l’endroit et aux circonstances, à nouveau.
Le contact spontané, également. Le prince va désormais résolument mais simplement vers les hommes d’affaires, pour les encourager, les féliciter ou s’enquérir de leurs besoins. À chaque activité, il témoigne de cette forme d’implication assez nouvelle.
L’acceptation de certaines obligations médiatiques. À Los Angeles, Philippe s’est plié au petit jeu de la pause photo avec les vedettes de la télé-réalité flamande présentes, ce qui peut contribuer à rehausser sa popularité au nord du pays. Et lorsqu’en ce jeudi anniversaire de son père, les télévisions lui ont demandé un petit mot de commentaire, il s’est exécuté à San Francisco quelques heures plus tard (ce qui n’aurait pas forcément été le cas lors des missions précédentes). Même s’il en a profité pour recentrer le propos sur la mission économique, sans souhaiter bon anniversaire en tant que tel
La mise en avant d’un profil rassembleur national. Le prince a proposé lui-même, insiste-t-on, de prévoir une vision collective (presse comprise) du match Belgique-Serbie, vendredi midi (heure de San Francisco), faisant intercaler ce moment de communion nationale au programme.
Un prince plus accessible, plus empathique, plus engagé, plus souriant. Serait-ce (le début de) la fin de la période de méfiance systématique
Vos réactions
Voir toutes les réactions @Didier Lagasse de Locht: Vous prétendez parler de raison mais vous êtes dirigé par une idéologie. Votre seul "argument" est que l'Allemagne n'a pas de monarchie. En tant qu'Allemand, je peux vous dire que vous interprétez très mal notre histoire mais passons. Toute comparaison avec l'Allemagne est fallacieuse. C'est un grand pays avec une énorme population, une mentalité très différente et un modèle économique que vous-même seriez le premier à opposer. Ce que la raison nous montre, c'est que les monarchies sont garantes de démocratie, de stabilité et d'une bonne place dans les mondes pour les petits pays d'Europe. Historiquement, le succès de la Belgique a toujours été proportionnel à celui de la monarchie. En somme, vous ne faites que crier dans le vent en croyant que ça vous rendra moderne à la postérité.
Les services presse passent les petits-plats pour redorer le Prince Philippe et le rendre crédible. C'est touchant... Les citoyens, plus fondamentalement se posent la question de la légitimité d'une royauté à l'aube du 3ème millénaire, vestige du moyen-âge. Peu d'argument pour maintenir un tel système féodal à part servir les intérêts commun de Walt Disney et nos assistés royaux. L'Allemagne exporte à elle seule 50% de toute l'exportation européenne, sans Roi, ni Prince; juste avec la qualité de ses produits. Et si la Belgique ne tient que par la royauté, c'est que notre démocratie est bien malade de ces 40 années de régionalisation, communautarisation et bien d'autres plans pour évaporer la nation sans jamais consulté les citoyens. Philippe n'y peut rien, certes, mais la monarchie doit s'éteindre sans haine, ni passion, juste par la raison.
8. el tiburon dit le 06/06/2013, 12:46 De navrants et de stupides, pour l'instant, je ne vois que vous, el tiburon, et quelques uns de vos comparses ci-dessous. Pour ma part, je suis trop fervent de "l'a priori favorable" envers notre prince qui a de qui tenir pour m'autoriser de tels jugements. Et bizarrement, je ne puis appliquer cet bienveillant à priori envers vous ,trop sûr et trop pédant, qui ne démontrez que votre faculté à médire









" L'Allemagne exporte à elle seule 50% de toute l'exportation européenne, sans Roi, ni Prince; juste avec la qualité de ses produits." Mais avec à la louche 8 fois plus d'habitants et 10,5 fois la superficie, donc des exportations 9 fois supérieures, ce qui démontre qu'un Roi ou pas, c'est la même chose. À noter que ce résultat équivalent se fait malgré le syndicalisme et le PS tant décriés et les mesures structurelles non réalisées que l'Allemagne exige de nous. Autrement dit, s'attaquer à tout ça ne résoudrait rien par rapport à l'Allemagne.