Agression à Paris: «Un acte que personne ne peut comprendre»
Après l’agression qui a eu lieu hier soir à Paris, l’UNEF, syndicat étudiant français, dénonce les groupuscules d’extrême droite et demande leur dissolution.
Après la bagarre d’hier à Paris, qui a entraîné la mort cérébrale de Clément Méric, 19 ans et militant de gauche, un rassemblement a eu lieu vers midi devant Science Po, où il était étudiant. Environ 500 personnes étaient présentes pour lui rendre hommage, entonnant par exemple le « Chant des Partisans ». Parmi elles, Laure Delair, vice-présidente de l’UNEF, le syndicat (de gauche) étudiant majoritaire en France.
Quel est le sentiment parmi les étudiants après la violente agression d’hier ?
Un sentiment de deuil. Tout le monde a une pensée pour la famille, les proches, les amis du jeune Clément. Je crois que c’est aussi un sentiment d’indignation et de colère. C’est un acte que personne ne peut comprendre. Je crois que c’est ces deux sentiments qui étaient présents au rassemblement devant Science Po et, évidemment, une attente aussi. Une attente qu’il y ait des actes politiques forts. On pense notamment à la dissolution des groupes politiques d’extrême droite.
L’extrême droite en France est-elle particulièrement violente ou bien, fort heureusement, l’agression mortelle d’hier était un acte isolé et rare ?
Je crois qu’on a, à travers cet acte, la révélation de la violence que représente l’extrême droite. Je ne pense pas que ce soit quelque chose d’isolé ou d’individuel. L’extrême droite française est violente. Elle a eu tendance à se banaliser ces derniers temps, mais les groupuscules sont toujours là, sont toujours aussi violents. Il y a eu des actes violents par le passé et puis on se souvient tous des manifestations contre le mariage pour tous, où ils étaient présents, ils pouvaient parader librement. Cela a libéré, d’une certaine manière, la violence de ces groupuscules d’extrême droite.
Donc vous pensez que la « Manif pour tous » a eu un rôle indirect ?
Je pense que, dans un sens, ça a libéré une certaine violence dans la société, oui.
Vos réactions
Voir toutes les réactions "comment pouvez vous assimiler le "racisme" à l'islamophobie ??? on parle de race" Oh moi vous savez, je parle français, j'ai fait ma démonstration, mais je m'en fends encore une fois : si vous opposez votre belgitude à l'islam, vous opposez votre origine raciale à une religion, donc en dénonçant l'islam, vous êtes raciste.
comment pouvez vous assimiler le "racisme" à l'islamophobie ??? on parle de race, qui déjà est aberrant car il n'y a qu'une race d
"Ca se discute. Je me retrouve assez bien dans l'islamophobie (je refuse d'intégrer ce modèle culturel et/ou surtout de devoir m'y adapter)" Je ne crois pas que ça puisse se discuter très facilement, par exemple, car la culture est souvent 'raciale' d'origine. Le racisme (xénophobie) tel que dans l'islamophobie peut-être relativement compréhensible, ça ne le rend pas justifié : une phobie c'est maladif dès le moment où elle est extrême. Heureusement, elle n'est pas toujours extrême, elle peut rétablir un équilibre psychologique. Par exemple, s'exprimer de manière extrême peut être le pendant d'une soumission de fait, ou apprécier un film violent peut être un exutoire au passage à l'acte. Dans cette affaire, la phobie a pris le pas sur l'équilibre sociétal.
Pour cette jeune fille "on ne peut pas comprendre" l'agression, a-t-elle suivi un cours d'histoire contemporaine?











25. un type C'est votre interprétation, argumentée, mais ce n'est pas une démonstration.