Réforme de l’Etat: accord sur les transferts de compétences

David Coppi, édité par CLDD
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Une étape symbolique de la réforme de l’Etat a été franchie : un accord a été trouvé sur les transferts de compétences de l’Etat fédéral vers les Régions et Communautés.

Après la réforme des dotations royales mercredi, la majorité institutionnelle enregistre avec ce compromis sur le transfert des compétences une nouvelle avancée. Celle-ci lui permet de passer à présent à un dernier gros morceau de la sixième réforme de l’Etat, à savoir l’adaptation de la loi spéciale de financement (LSF).

La semaine a été fructueuse pour le comité de mise en œuvre des réformes institutionnelles (Comori), qui réunit les huit partis de la majorité institutionnelle partis (la majorité gouvernementale et les Verts) auteurs de la sixième réforme de l’Etat à la fin 2011.

On a franchi ce jeudi une nouvelle étape symbolique : un accord est bouclé sur le transfert de compétences. «  Nous avons un accord sur tous les textes relatifs aux transferts de compétences de l’Etat fédéral vers les Régions et Communautés  », s’est réjoui Elio Di Rupo sur Twitter.

On sait que c’est l’un des trois grands chapitres de la réforme de l’Etat, avec BHV (déjà voté en juillet 2012), et la réforme la loi spéciale de financement (LSF), un exercice qui n’est pas encore accompli à ce stade.

Etape symbolique car les huit partis se sont entendus sur le principe du transfert des compétences (comme la mobilité, les politiques de l’emploi ou encore les secteurs des soins de santé…) sans pour autant avoir établi les transferts budgétaires ou encore avoir tranché sur l’aboutissement des matières transférées à Bruxelles, à la Cocom et à la Cocof.

Néanmoins, l’ensemble de ces matières transférées du Fédéral aux Régions et Communautés pèsent déjà quelque 17 milliards d’euros (lire ci-contre). Cela illustre le déplacement du centre de gravité au sein de l’Etat fédéral. «Il nous reste à finaliser la manière de les transférer», a commenté le secrétaire d’Etat chargé de la Réforme institutionnelle Melchior Wathelet.

Mais on l’a dit, le plus gros reste à faire : la loi de financement. L’argent, le nerf de la guerre. A savoir une loi de financement qui réglera exactement la répartition des budgets entre l’Etat fédéral d’une part, et les entités fédérées de l’autre, notamment via des « clés de répartition » qui seront très compliquées à négocier entre Flamands et francophones. Les travaux à cet égard débuteront ce vendredi.

Vos réactions

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21. VHB dit le 07/06/2013, 13:23

20. railsavoie , très bonne idée ... Bxl est territoire flamand.

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20. railsavoie dit le 07/06/2013, 10:47

@ 19 VHB 07/06/2013, 9:14: pour la clé de répartition, il faudrait appliquer le système flamand qui prône la loi du sol au détriment de la loi des gens: +- 60% du territoire est Francophone, +-40% est Flamand; donc 60% pour WalBru et 40% pour la Flandre ! ;-)

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19. VHB dit le 07/06/2013, 08:14

Pour les clés de répartition à négocier entre Flamands et francophones il faudra tenir compte de répartition de la population, du PIB, de l'exportation ...

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18. Mon canard dit le 07/06/2013, 07:38

15. railsavoie> Sauf que le manda accordé au premier ministre ne l autorise pas à porter atteinte à l intégrité du territoire belge. De ce fait ces accords sont légalement "caducs","nuls" et "non avenus" pour simple motif qu il est fait usage de 1. d une compétence exclusivement réservée à la population belge (droit à l autodétermination issu des résolutions onusienne ratifiées par l Etat belge) , 2. qu il agit hors de ses compétences légales et donc ne peut légalement pas signer de tels accords. Albert, une fois de plus on a surpris tes ministres en train de touiller dans la confiture avec leurs doigts, lol...

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17. Mon canard dit le 07/06/2013, 07:36

15. railsavoie> Sauf que le manda accordé au premier ministre ne l autorise pas à porter atteinte à l intégrité du territoire belge. De ce fait ces accords sont légalement "caducs","nuls" et "non avenus" pour simple motif qu il est fait usage de 1. d une compétence exclusivement réservée à la population belge (droit à l autodétermination issu des résolutions onusienne ratifiées par l Etat belge) , 2. qu il agit hors de ses compétence léga

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