Règlement mendicité: Charleroi ne fera pas marche arrière
Paul Magnette réagit aux critiques sur le nouveau règlement mendicité.
Beaucoup d’amalgames, de postures morales mais peu de vrais arguments ont surgi ces derniers jours dans le débat autour du nouveau règlement mendicité de la Ville de Charleroi, a indiqué vendredi lors d’une rencontre avec la presse le bourgmestre Carolorégien, Paul Magnette (PS).
Selon le maïeur, le sujet a beau être délicat et susciter le débat, la Ville de Charleroi ne fera pas marche arrière. De nombreuses personnes nous ont parlé d’un risque de sédentarisation de la mendicité, beaucoup de commerçants, de riverains, des enseignants s’en sont également plaints, a affirmé le bourgmestre. Selon lui, une partie de la criminalité se cache également dans la mendicité.
Pour réguler le phénomène, plusieurs solutions ont été appliquées par les communes. Selon le bourgmestre, celle qui consiste - comme par exemple dans certaines rues d’Etterbeek - à interdire tout bonnement la mendicité est d’une hypocrisie complète. Et celle qui consiste à la traiter au travers des dispositions traditionnelles des règlements de police ne fonctionne pas.
A Charleroi, la mendicité sera autorisée de façon tournante. Elle sera permise le lundi dans le centre-ville et les autres jours de la semaine dans d’autres localités. Les «mancheurs» (mendiants) se concentrent actuellement dans le centre-ville. Le décalage entre les habitudes actuelles des mancheurs et celles qu’ils devront adopter a soulevé le doute chez certains acteurs associatifs.
Selon le bourgmestre, les contestations nées de la présentation du règlement sont le fait de personnes liées à des partis politiques.
Vos réactions
Voir toutes les réactions À celles et ceux qui mendient nos votes, il conviendra de rappeler que le dimanche, c'est interdit.
Ce serait tentant de vanner la politique sociale carolo ou le système qui consiste à déplacer les problèmes pour ne pas les résoudre, mais faut dire aussi que les mancheurs à Charleroi sont particulièrement nombreux et lourduinguess... Pas des clodos avec un litron en poche, mais plutôt des polytoxicomanes, et je comprends les commerçants qui refusent les cloaques de Carapils...
et comment s'appellent ces mendiants qui ont réussi à soutirer pour 70,000 euros d'Ipods? ha oui, des hauts fonctionnaires .... étaient-ils moins violents dans leur chantage? étaient-ils plus positifs dans leur démarche?
La mendicite est un probleme universel. Les solutions peuvent varier. En Belgique, on ne doit pas tolérer les bandes organisées qui exploitent femmes et enfants. Pourtant on ne fait pas assez pour les supprimer. Quant aux mendiants victimes de la crise (des employés parfois) le recours aux travaux d utilité publique me parait plus digne et plus utile à la société. Ici encore, rien ne se passe.









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