Hors des sentiers battus
Esprit nomade Enfin des vacances sans les parents ! Au diable les interminables visites de musées et les adresses barbantes du guide Michelin, la liberté enfin ! Sauf que voyager sans papa-maman, ça se ressent au niveau budget.
Pas de problème, hippie dans l’âme, tu voyages en stop, tu dors où on t’accueille, tu adores l’aventure et les rencontres ? Adresse obligée avant ton départ : la mini-agence USE-IT au cœur de Bruxelles. Pour une centaine de destinations, tu y trouveras de précieuses cartes guides concoctées par des jeunes qui y vivent et connaissent les meilleurs plans pour sortir, boire un verre, manger ou se loger. Bref, une info touristique gratuite écrite par des jeunes pour des jeunes. Autre réflexe pour voyager le porte-monnaie léger : intégrer la communauté des « couchsurfers ». Dans 218 pays, près de 300.000 privés t’ouvrent leurs portes et t’offrent un canapé gratuit où dormir le temps de ton séjour.
Mais attention, le « couchsurfing » est plus qu’une manière pratique de rouler sa bosse sans gros moyens. Ses adhérents, comme ceux du réseau Use-It ou des Greeters, prônent avant tout une autre forme de tourisme, basée sur l’échange et le partage. Les Greeters sont des citadins qui aiment tellement leur ville qu’ils se portent volontaires pour la faire découvrir aux visiteurs à travers leurs yeux. Comme le ferait un ami de fraîche date, pas comme un guide professionnel ! Dans tous les cas, la philosophie est la même : voyager dans un esprit nomade.
Tourisme solidaire
Monter et démonter un camp scout en Suisse, planter des arbres dans une réserve naturelle au Kénya, ramener le sourire à des orphelins en Azerbaïdjan ou monter une pièce de théâtre au Burkina Faso… Les projets ne manquent pas pour ceux qui rêvent de passer des vacances utiles. Mais attention, ne se porte pas volontaire qui veut ! Il faut évidemment faire preuve d’une certaine maturité, mais surtout se montrer déterminé.
Au Service volontaire international (SVI), le jeune sélectionne le projet qui l’intéresse, mais c’est l’ONG ou l’association pour laquelle il veut travailler qui donne son feu vert sur base d’un dossier de motivation. Pas question ici de confondre tourisme solidaire et volontourisme. La démarche solidaire est défendue becs et ongles et on dénonce les « marchands de rêve qui détournent le concept à des fins lucratives ». Les volontaires qui partent avec l’asbl payent leur transport et des frais d’inscription, parfois plus dans les pays en développement. Même participation financière chez Quinoa, qui prône une démarche volontaire citoyenne et veut ouvrir les yeux des jeunes en les frottant aux réalités de ce monde. Pas toujours évident d’ailleurs. Qu’importe, l’expérience te tente ? Tu iras à la rencontre de l’autre, mais avant tout de toi-même. Car il faut apprendre à travailler au sein d’une équipe internationale, à s’adapter à une autre culture, à vivre avec l’autre et surtout à donner sans rien attendre en retour. Sinon la richesse de l’expérience.


