Un complément pour booster son CV
En fin de cursus, entreprendre un master complémentaire peut être une bonne piste pour étoffer votre CV et faire la différence sur le marché du travail. Si l’idée semble séduisante, encore faut-il mûrement y réfléchir et faire le bon choix dans le dédale des options possibles. Tour d’horizon.
Accrocs de syllabi, examens et cours en auditoire, réjouissez-vous ! Poursuivre les études au-delà de votre master peut être une aubaine pour votre carrière professionnelle. Que ce soit pour réaliser une transition avant le grand saut sur le marché du travail, acquérir des connaissances approfondies dans votre domaine de prédilection, renforcer vos compétences linguistiques ou ajouter une corde à votre arc, les raisons de suivre un master complémentaire sont diverses et variées.
Mais avant de vous lancer corps et âme dans cette nouvelle formation, encore faut-il faire le bon choix des cours à suivre. Une tâche complexe car l’offre disponible est très vaste. « Au sein des masters complémentaires, il faut faire la distinction entre trois types de formations », indique Philippe Parmentier, directeur de l’Administration de l’enseignement et de la formation à l’UCL. « Les programmes de très haute spécialisation, créés dans le cadre du décret Bologne de 2004, et permettant de donner accès aux compétences reconnues d’équipes de recherche ; les spécialisations constituant un passage obligé pour exercer certaines professions (santé, notaire…) et les programmes de la Commission universitaire pour le développement (CUD) qui répondent aux besoins de formation des populations des pays en voie de développement. »
On recense une centaine de formations de ce type en Belgique et plusieurs milliers à l’international. Quant aux prix, « en Belgique francophone, ils sont fixés par le gouvernement et sont les mêmes partout, de manière à éviter la concurrence entre les universités. »
De 300 à 25 000 euros
D’une durée de quelques mois à deux ans, avec des cours dispensés le jour ou le soir, à vous de choisir les paramètres qui vous conviennent le mieux. La condition sine qua non : avoir 300 crédits/ECTS en poche à la suite d’une formation initiale. « En terme d’âge, il n’y a aucune limitation », explique Pierre Colpin, membre du service de promotion de l’enseignement et des études à l’ULG. « Certaines formations demandent une expérience professionnelle et recrutent sur dossier car elles visent à former des personnes souhaitant évoluer dans leur carrière. Quant aux spécialités en médecine (radiologie, vétérinaire…,) elles fonctionnent sur le système du numerus clausus car elles sont très demandées. » Pour être formé dans une haute école, comptez de 300 à 500 euros ; dans une université : de 800 à 1000 euros et à l’étranger : parfois de 10 000 à 25 000 euros (!) dans une école de management réputée.
Bien s’informer avant de trancher
Concernant l’école ou l’université à sélectionner, vous avez le choix de continuer votre cursus dans le même établissement ou de mettre les voiles vers une école de prestige, notamment à l’étranger. Ce choix doit néanmoins se faire selon un schéma bien précis. Avant de trancher, identifiez le métier et les attentes professionnelles auxquelles vous aspirez. Récoltez ensuite un maximum d’informations sur les formations qui vous intéressent. Se questionner sur la valeur ajoutée de ce diplôme est aussi une des clés de réussite. L’essentiel de ce master supplémentaire est, comme l’indique son intitulé, qu’il apporte une plus-value à votre formation initiale.
Si vous n’êtes pas convaincu de votre choix, le mieux reste de s’abstenir. Il n’y a rien de pire que de s’engager dans une voie dont on n’est pas convaincu. Le temps fera son travail et un premier emploi dans votre branche vous permettra peut-être par la suite d’y voir plus clair.
Quid de la surqualification ? S’il est parfois possible d’être trop qualifié pour un poste en particulier, le marché du travail peut s’avérer friand de spécialisations supplémentaires. « Il n’y a pas de risques de surqualification », indique Christophe Uylenbroeck, Business Unit Manager chez Experis, un cabinet dédié au recrutement et à la mise à disposition d’experts. « L’enseignement belge est très généraliste








