Un été en immersion

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Partir à l’étranger pendant l’été, pourquoi pas pour y apprendre les langues ? Une multitude de possibilités existent qui vont du simple stage au projet humanitaire, en passant par l’échange linguistique et le travail au pair. Tour d’horizon des formules les plus accessibles – financièrement s’entend.

Profiter des vacances pour apprendre les langues à l’étranger est un excellent moyen de joindre l’utile à l’agréable. Quoi de mieux que l’immersion pour perfectionner sa pratique ? Reste à trouver la formule idéale… L’option classique de l’échange linguistique possède un avantage majeur : son coût. Plusieurs organismes tels que la Ligue des familles ou l’asbl Alpha club encadrent de tels échanges en Belgique avec pour seuls frais une inscription coûtant quelques dizaines d’euros.

Des échanges sont aussi organisés à l’échelle internationale et pour de courtes durées par des associations telles que le Rotary ou le Lions Club. La formule présente l’atout d’être accessible aux plus jeunes et elle peut être organisée de différentes manières : les deux correspondants se retrouvent dans la même famille au même moment ou peuvent échanger leurs maisons, chacun dans le pays et la famille de l’autre. Contrairement aux organismes qui proposent des séjours linguistiques payants et parfois même fort coûteux, le principe est ici immuable. Pendant qu’un jeune séjourne à l’étranger, sa famille doit en accueillir un chez elle. C’est donc un véritable échange et une condition sine qua non.

Au pair ou en stage

Une autre pratique très répandue et bon marché est celle des séjours au pair. En échange d’un peu de ménage ou de baby-sitting, le jeune (minimum 17 ans) sera hébergé, nourri et parfois même un peu rémunéré. Evidemment, cette formule laisse un peu moins de temps libre mais le travail au pair est réglementé à l’échelle européenne pour éviter tout abus. Les périodes de travail sont limitées à cinq heures par jour, de façon à permettre au jeune de pouvoir suivre des activités comme des cours de langues.

La formule des stages a quant à elle tendance à offrir de plus en plus de variété. L’aspect pédagogique est dorénavant combiné avec quelques activités ludiques ou sportives, ce qui n’est pas pour déplaire aux stagiaires ! De très nombreux organismes proposent des stages avec hébergement ou non, en Belgique ou à l’étranger, et pour différentes catégories d’âge. Hélas, le coût de ces stages atteint vite plusieurs centaines d’euros lorsque l’on sort de nos frontières. Il existe heureusement divers outils comme le site de réservation Linguabooking.com, qui recense de nombreuses écoles pour apprendre l’anglais ou l’espagnol, et offre des réductions allant jusqu’à – 40 %.

L’avantage de suivre des cours réside surtout dans l’apprentissage des bases de la grammaire et de la conjugaison, qui sont parfois mises de côté au profit de la conservation lors d’une immersion en famille d’accueil.

Les plus de 18 ans qui souhaitent apprendre une langue en profondeur peuvent aussi se tourner vers les universités d’été organisées partout à travers le monde. Ces programmes durent généralement plusieurs semaines et rassemblent des jeunes de toute la planète autour de l’apprentissage d’une langue. Le coût de ces universités d’été est cependant très variable.

Pour la bonne cause

Plus original mais pourtant répandu, le volontariat peut également s’avérer un excellent moyen d’apprendre une langue tout en participant à une cause noble. Mais attention : qui dit bénévolat ne dit pas forcément séjour à bas prix ! Le coût des formules proposées par plusieurs organismes peut parfois s’élever à plusieurs milliers d’euros pour à peine quelques semaines ! Le prix de vraies vacances, quoi ! Il existe heureusement des alternatives moins coûteuses comme le « Tremplin langues » du Bureau International Jeunesse. Il permet aux plus de 18 ans d’effectuer du bénévolat à l’étranger pour de courtes durées (3 à 12 semaines) adaptées aux périodes de vacances. Les transports sont pris en charge par le BIJ et le bénévole peut même recevoir une bourse de 150 euros par semaine. Les projets se déroulent essentiellement en Europe, mais il est possible de quitter le continent pour apprendre une langue qui n’y est pas pratiquée.

Le même genre de volontariat existe aussi au sein-même de la Belgique grâce au projet « Bel’J ». Il est ouvert aux personnes de 16 à 25 ans et permet d’aller à la rencontre des néerlandophones ou germanophones par l’intermédiaire du volontariat. Les durées peuvent varier de deux semaines à trois mois et sont assorties d’une bourse forfaitaire de 125 euros par semaine.

D’autres types de volontariat permettent également de partir à moindres coûts. Sur les chantiers des Compagnons bâtisseurs (Europe, Afrique, Amérique…), les jeunes dès 14 ans peuvent échanger leur travail contre un toit et un couvert. Seuls les frais de participation (maximum 200 euros) et de voyage sont alors à leur charge.

Bref, malgré un petit budget, il est tout à fait possible pour chaque jeune de trouver un séjour à l’étranger. Il reste néanmoins essentiel de faire preuve de détermination et de préparer tôt son voyage, car certaines démarches peuvent prendre du temps !

Marie-Eve Rebts

Osez la rencontre !