Finale NBA: San Antonio écrase Miami et prend l’avantage
San Antonio a surclassé Miami (113-77) mardi à domicile avec un nombre record de panier à trois points pour prendre l’avantage 2 victoires à 1 en finale NBA avant le match N.4, prévu jeudi au Texas.
Avec cet éclatant succès, San Antonio a effacé sa déroute de dimanche à Miami (103-84) et renversé la dynamique de la finale tout en préservant l’avantage du terrain qu’il avait gagné en Floride au premier match (92-88).
Les Spurs, à la défense collective bien rodée, n’ont pas eu besoin de « Big Three », qui a cédé la vedette à un autre trio, composé de l’arrière Danny Green, de l’ailier remplaçant Gary Neal et de l’homme à tout faire Kawhi Leonard.
Green a fini meilleur marqueur de la rencontre avec 27 points, dont 7 sur 9 à trois points, plus 4 rebonds, 2 interceptions et 2 contres, deux jours après avoir signé un 5 sur 5 à trois points dans le deuxième match. Pas mal pour un joueur de 25 ans déjà « coupé » (remercié) trois fois en NBA.
Neal a ajouté 24 points (6 sur 10 à trois points) et l’intérieur Leonard, 21 ans seulement, a excellé aux deux bouts du terrain (14 pts, 12 rebonds, 4 interceptions), s’occupant du cas LeBron James comme s’il était un vétéran.
Sous l’impulsion de Green et Neal, littéralement en feu au cours du troisième quart-temps, San Antonio a établi un record de paniers à trois points en finale (16) pour finir avec le troisième plus gros écart de l’histoire en finale (+36).
James a été supplanté défensivement par Leonard (15 points, à 7 sur 21 aux tirs), même s’il a également cumulé 11 rebonds et 5 passes. Leonard n’a pas commis une faute sur James, qui n’a pas shooté un lancer franc du match.
Quand James s’est réveillé en toute fin de troisième quart-temps, avec 9 points d’affilée (4 sur 4 aux tirs) en 1 min 30 sec pour remettre Miami à 15 points (78-63), Leonard était sur le banc… Avant ça, le « King », qui n’a vraiment rien de royal depuis deux matches, était à 2 sur 13 aux tirs (4 pts).
James enregistre 16,5 pts de moyenne dans cette finale. Une misère.
« Je ne peux pas jouer comme ça et espérer que l’équipe gagne », a dit +LBJ+. « J’assume ma performance. »
« On a eu ce qu’on méritait »
Les Spurs ont pris la direction des opérations d’entrée avec Tony Parker à la baguette (7 passes décisives à la mi-temps) mais sans se détacher.
Le Heat s’est toutefois effondré à partir du troisième quart-temps, incapable d’empêcher les Spurs de tirer à longue distance. Les Spurs ont entamé la troisième période par un 9-2 et la dernière par un 8-0. Neal et Green ont converti six paniers à trois points en six minutes dans ce dernier quart-temps pour couper les jambes de Miami, alors que Parker et Duncan étaient sur le banc.
Le Français (8 passes et 6 points en 27 minutes) n’a joué que huit minutes après la mi-temps en raison d’un problème aux ischio-jambiers. Il doit passer des examens mercredi. Duncan s’est bien ressaisi (12 pts, 14 rebonds dont 7 offensifs, 2 contres) après son match N.2 catastrophique (3 sur 13 aux tirs).
Le score était de 102-71 à six minutes de la fin quand l’entraîneur de Miami Erik Spoelstra a sorti ses meilleurs joueurs et déposé les armes.
« Je n’ai pas reconnu l’équipe qui était sur le parquet. Ils ont été une classe au-dessus de nous, on a eu ce qu’on méritait », a dit Spoelstra. Le Heat n’avait encore jamais été mené de bout en bout cette année en playoffs.
« Ils nous ont bottés les fesses dans le troisième quart-temps et on a laissé la frustration s’installer », a résumé Dwyane Wade (16 pts, 4 interceptions), un des rares joueurs des Heat avec Mike Miller (5 sur 5 à trois points) à avoir surnagé.



