« Fleurs fines, formes légères », d’Ensor : vendu 169.500 euros
Lors de la récente vente d’art impressionniste et moderne de Christie’s Amsterdam, une huile sur toile peinte en 1925 par James Ensor a trouvé acquéreur pour une somme supérieure à son estimation.
Le 29 mai dernier, Christie’s Amsterdam engrangeait quelques bons résultats à l’occasion de sa vente d’art impressionniste et moderne, avec un peu plus de 80 % de lots vendus et un résultat total avoisinant les 3,6 millions d’euros. Parmi les 176 lots figurant au catalogue, l’attention de l’assistance aura notamment été retenue par ce tableau de James Ensor, intitulé Fleurs fines, formes légères. Proposé à la vente pour la première fois depuis tout juste 40 ans, celui-ci avait été acquis par la famille de son dernier propriétaire à la Galerie Govaerts (probablement à l’occasion de l’exposition « Les Grandes Collections » qui eut lieu à l’hôtel Hilton en 1973), qui le tenait directement de l’artiste Marcel-Louis Baugniet. L’occasion d’acquérir une huile sur toile du peintre ostendais étant presque toujours en soi un événement, il était donc prévisible que cette œuvre aux dimensions appréciables (40 x 50 cm) se vendît bien. Préalablement estimée entre 100.000 et 150.000 euros, celle-ci aura finalement trouvé acquéreur pour 169.500 euros, frais inclus.
Peint en 1925 alors qu’Ensor vivait à la rue de Flandres à Ostende, dans la maison héritée de son oncle quelques années plus tôt, ce tableau se présente sous la forme de divers objets arrangés un peu à la manière d’un cabinet de curiosités. S’il faut remonter à l’enfance d’Ensor et au magasin de souvenirs que tenait sa mère à la Côte pour trouver l’origine de sa fascination pour les bibelots, le fait que cet oncle ait possédé un commerce du même genre a son importance. En effet, si Ensor refusa de reprendre cette activité commerciale, il n’en garda pas moins les lieux en état et s’y aménagea un atelier, entouré par ces objets curieux. Dans ce tableau, Ensor semble avoir disposé certaines de ses possessions autour d’un grand vase chinois rempli de fleurs tandis que, sur la droite, deux masques font irruption. Fidèle à lui-même et à son humour, Ensor fait d’ailleurs sourire l’un d’entre eux à un petit nautile.


