Le patron d’Orange mis en examen pour «escroquerie en bande organisée»
Après 48 heures de garde à vue à Paris, le PDG d’Orange est mis en examen dans l’affaire Tapie. Mais il reste à son poste pour l’instant.
Le parquet de Paris a annoncé mercredi la mise en examen de Stéphane Richard pour « escroquerie en bande organisée » dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage ayant mis fin au litige entre le Crédit Lyonnais et Bernard Tapie en 2008, dans un communiqué. Stéphane Richard était en garde à vue depuis lundi matin.
Un porte-parole de France Télécom-Orange a indiqué mercredi que la mise en examen de son PDG, Stéphane Richard, n’avait pas de conséquence pour l’opérateur et que le dirigeant serait « à son bureau demain matin ». « Orange a pris acte de cette décision des juges. La mise en examen de Stéphane Richard dans cette affaire, qui ne nous concerne pas, n’a pas de conséquences sur ses responsabilités actuelles et il sera à son bureau demain matin », a déclaré le porte-parole.
Réagissant à cette mise en examen, M. Richard s’est déclaré « confiant et combatif », a indiqué son entourage.
Jean-François Rocchi aussi
L’ancien président du Consortium de Réalisation (CDR), Jean-François Rocchi, a été mis en examen mercredi soir pour «escroquerie en bande organisée» et «usage abusif de pouvoirs sociaux» dans l’enquête sur l’arbitrage ayant clos le litige en 2008 entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais sur la vente d’Adidas, a annoncé le parquet de Paris.
L’avocat de M. Rocchi s’est étonné de la mise en examen de son client alors que l’ex-ministre a bénéficié du statut de témoin assisté.
L’État français va « décider des conséquences à tirer » de la mise en examen
Le conseil d’administration de l’opérateur Orange se réunira « dans les prochains jours » pour « faire le point » et « décider des conséquences à tirer » de la mise en examen de son PDG, ont indiqué les services du Premier ministre français. L’État est actionnaire à 27 % de l’opérateur téléphonique.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Le fusible de Lagarde est-il en train de sauter ? la suite au prochain numéro. Enfin il vaut mieux piquer dans la caisse que de s'épancher sur facebouc si on veut conserver son job.
On dit que les Belges parlent mal. Mais si des Français ont vraiment écrit « décider des conséquences à tirer » je me demande si je parle la même langue. A mon sens, on ne peut tirer que des conclusions sur des actes qui portent à conséquence. Littéralement une conséquence est un fait qui découle, qui suit une action, au sens premier du mot, dû a son origine latine. A priori on ne peut pas la tirer, seulement la subir. Mais à force d'entendre mal parler, les "gens" se mettent à parler mal, persuadés d'avoir raison. Forcément, si les journalistes n'étudient plus la langue dans laquelle ils s'expriment cela ne va pas s'améliorer...
Mis en examen ce n est pas inculpé et inculpé ce n est pas jugé coupable .Je pense que la presse cloue un peu vite les gens au pilori . C est plutôt l apanage de la presse de gauche de taper sur les hommes de pouvoir même et surtout lorsqu ils sont encore innocents .Est ce la nouvelle tendance idéologique du Soir ? L affaire Dreyfus vous connaissez messieurs les "journaleux" ?Je sais que c'est de l info mais votre titre est digne de Ici Paris !!!!!




Tout ça est une honte ! Ils sont innocents : ils ont seulement voulu ne pas céder de prime à Guéant.