Chassepierre fera la fête aux arts de la rue
Quarantes compagnies entrent en lice le week-end des 18 et 19 août. Tourisme, économie et culture, c'est le nouveau TEC... plus ultra! Près de 30.000 spectateurs sont attendus.
Chaque fois, la recette repose sur la qualité des spectacles proposés. Mais il y a toujours des adaptations. Cette fois, un espace sera dédié à l’univers des enfants, devant la sale du Breux, afin d’éviter aux parents de courir partout. Ils pourront y voir Itineria ou l’Atelier de la Voûte et son manège tourné à la main, auquel les enfants accèdent par de petites échelles.
Autre moment fort : les élus de Florenville poseront la première pierre de la future passerelle permanente du Breux. Le pont traversant la Semois a disparu lors de la dernière guerre. Il n’en reste que les piliers. Pour accéder à la pâture au-delà de la Semois, les organisateurs louaient tous les ans une passerelle, mise en place par la Protection civile. Si tout roule, la passerelle définitive qui servira aussi en permanence au trafic lent sera fonctionnelle pour l’édition 2013.
Et puis, la Province et la commune ont aidé l’ASBL Fête des artistes de Chassepierre à acheter un terrain de 1,3 ha en bord de Semois, pour assurer un futur certain à ce fabuleux festival. Une fête qui se veut par ailleurs durable, avec des gobelets réutilisables, des toilettes sèches, une alimentation basée sur les produits régionaux, des bars à eau, des navettes de bus à un euro à partir de la gare de Marbehan.
« Un festival très spécifique, un village-scène qui en fait un lieu unique, même si ce n’est pas toujours idéal, relève le bourgmestre Richard Lambert. Un festival qui se tisse main dans la main entre bénévoles et professionnels qui s’investissent pour que ce soit réussi. C’est le TEC plus ultra, comme Tourisme-Economie-Culture. » Car ce festival joue bel et bien ces trois cartes, attirant du monde qui fait vivre le secteur Horeca au sens large de toute la région.
« Un festival qui propose de faire se rencontrer des univers. Ceux des artistes et spectateurs, clame Alain Schmitz. Univers séparés qui se voient, se rapprochent, s’interrogent, se sondent, se reconnaissent. Puis, main dans la main, s’invitent à partir dans la même direction. Celle de l’émotion, du rire, de la poésie, du questionnement, du chamboulement des idées reçues, du bris des conventions. » Sans oublier qu’il propose en complément un marché artisanal et agroalimentaire de qualité.
Alors, place à la fête et au spectacle avec l’univers du cirque musical et les Rois Vagabonds, d’Irque et Fien et la Cie 3 x Rien. Place aussi à l’univers du cirque, aux univers particuliers et de la danse, à celui du théâtre, et même du théâtre musical, à l’univers musical tout court, à la comédie, aux marionnettes, à l’univers de l’art. En tout, un merveilleux gâteau de 45 compagnies et de 200 artistes belges, français, surtout, ponctué de sauce hollandaise, espagnole, britannique, italienne et autrichienne.







