Hollande veut «faire avancer la France autant qu’il est possible»
Invité de M6, François Hollande a dit dimanche sa volonté de « faire avancer la France autant qu’il est possible », ajoutant que pour voir les résultats de ses réformes, « cela prend du temps ». Ses principales déclarations.
Invité de l’émission Capital sur M6, François Hollande s’est livré à un exercice de pédagogie sur sa politique économique et sociale, alors que les mesures prises depuis 13 mois, notamment contre le chômage, tardent à produire des résultats. Entre les reportages, qui ont rythmé l’émission, le président de la République, très attendu après sa prestation le 28 mars sur France 2 et l’exposition un peu laborieuse de sa «boîte à outils» anti-crise, a répondu en direct aux questions du présentateur Thomas Sotto.
Le chef de l’Etat a notamment affirmé qu’il y a « des raisons d’espérer » et expliqué que sa « mission était de valoriser nos atouts et de réduire nos handicaps ». « Nous n’avons jamais autant lancé d’actions structurelles que depuis un an », a-t-il assuré, citant notamment le pacte de compétitivité, la lutte contre les déficits, la loi de sécurisation de l’emploi. Parmi les atouts, il a cité la démographie, le savoir-faire des salariés, la capacité d’innovation, les chefs d’entreprises. Parmi les « verrous », selon lui, figurent le chômage et « une compétitivité dégradée ».
«Ce n’est pas le rythme des réformes qui est jugé trop lent, ce sont les résultats qui tardent», a-t-il aussi assuré.
Hollande a pris « la mesure de la crise »
«Vous croyez que je ne l’ai pas vue, la crise?», s’est défendu le chef de l’Etat. «Je l’ai prise cette crise en pleine face pendant la campagne présidentielle, ensuite le vent a soufflé plus fort», a dit François Hollande soulignant que dès son arrivée au pouvoir, le gouvernement«a pris la mesure» et «a pris les mesures» nécessaires.
Mais pour avoir des résultats, « cela prend du temps ». « Mais si je n’avais pas pris toutes ces réformes, je ne pourrais pas comme je le fais encore ce soir dire ‘on va inverser la courbe du chômage, on va rétablir notre compétitivité’ », a-t-il encore insisté : à plusieurs reprises au cours de l’émission, François Hollande a répété son objectif, tout en admettant qu’«il n’y aura pas de réduction durable du chômage sans croissance».
Ses autres déclarations
La mise en place d’un abattement exceptionnel pour 2014 sur les plus-values de cessions immobilières, pour ramener de la fluidité sur le marché du logement. « On n’aura plus besoin d’attendre 30 ans pour être exonéré d’impôt » lors d’une cession immobilière. « On va ramener ça à 22 ans, ce qui était le système précédent, et il y aura même un abattement exceptionnel pour l’année 2014 ».
Pas de coup de pouce au Smic « pour l’instant ».
L’Etat ne cédera pas de titres France Télécom et GDF Suez. «Pourquoi pour des entreprises comme (...) France Télécom ou GDF Suez, nous ne vendons pas? Parce que nous considérons que les cours ne sont pas suffisamment élevés».
Augmentation de la durée de cotisation.«Dès lors que nous vivons plus longtemps, notre durée de cotisation doit suivre (...) pour le moyen et long terme».
Stéphane Richard restera à la tête d’Orange. François Hollande a annoncé que l’Etat donnerait instruction à ses représentants au conseil d’administration d’Orange de voter en faveur d’un maintien de Stéphane Richard à la tête de l’opérateur téléphonique, malgré son inculpation dans l’affaire Tapie/Crédit Lyonnais.
Vos réactions
Voir toutes les réactions "clivage gauche/droite délirant" C'est ça le problème français (moins belge), la France a exacerbé un système électoral qui ne laisse pas de place au centre et l'alternance entre les deux, mais il faut être réaliste, comme Di Rupo qui mène un gouvernement de centre droit, ni la droite, ni la gauche ne peuvent pratiquer une politique radicalement différente face aux pressions extérieures : UE, OCDE, OMC, FMI, pays émergents et dictatures. Et il y a un danger énorme de céder à cette dernière voie (voir les propos de Sarko-Copé qui ont fait le lit du FN et de Mélenchon). Ce clivage est obsolète, il date du 19ème quand la Chine n'était rien. Il faut créer de nouveaux produits qui tiennent la route, créer de nouvelles recettes qui ne nuisent pas à l'économie locale et les protéger par des brevets.
"Hollande, en accusant les riches et ceux qui réussissent, rend, chaque jour, l'ensemble des Français un peu plus pauvres." Faut cesser ce clivage gauche/droite délirant. L'impôt sur les grosses fortunes a fait fuir un pelé et deux tondus et les cadeaux fiscaux de la droite n'a pas fait venir d'investisseurs. La droite n'a pas aboli les 35 h car ça aurait donné un deuxième tour de présidentielle PS/FN. La finance est là où il y a de l'argent à prendre, dans les pays émergents et les produits de luxe. Les banques ne prêtent qu'aux riches. Les investisseurs achètent à ceux qui pratiquent le dumping et là, gauche et droite sont ex-aequo mais loin derrière.
@Rider : C'est la gauche qui a inventé le président bashing (5 fois 365 jours non stop, plus les années bissextiles), c'est assez amusant de se plaindre maintenant. Ah zut, j'oubliais la devise ancestrale de la gauche "Faites ce que je dis, pas ce que je fais"...










Hollande n'a aucun choix par rapport à ce qu'on lui a laissé, comme Obama au demeurant. Ils sont carrément en état de mort clinique s'ils osent vraiment prendre des mesures radicales face au monde de la finance la plus pourrie depuis 150 ans. Deux cycles de Kondratiev. Seul un gros Krach pourra remettre quelques horloges à l'heure de l'humanité.... Obama a choisi il fait pire que ses prédécesseurs à leur grande satisfaction. Ils ont choisi le bon cheval. Hollande est pieds et poings liés et évidemment le bouc hémisphère magnifique.... Haro sur le baudet, messieurs.... Et rejoignez vos hommes nantis, s'ils veulent de vous...