Une autre stratégie pour contrer la N-VA
Tout faire pour que les partis flamands de la majorité fédérale regagnent des plumes, d’ici le scrutin de 2014… C’est la ligne de conduite qu’a imposée, dès son premier conseil des ministres, Elio Di Rupo. C’était le 7 décembre 2011.
Depuis lors, l’écart, dans les sondages, entre la N-VA et le deuxième parti n’a jamais été inférieur à 17 points, le parti de Bart De Wever rafle systématiquement au moins le double d’intentions de vote par rapport au second.
Alors bien sûr, ce ne sont que des sondages, et, surtout, il reste un peu plus de onze mois d’ici au scrutin de 2014. N’empêche, jusqu’ici, rien n’indique une inversion de tendance… Or, faut-il le rappeler, lors du scrutin de juin 2010, les nationalistes flamands n’avaient récolté « que » 28,4 % des voix. Si, le 25 mai 2014, la N-VA devait récolter 35 % des voix, comme l’indique notre Baromètre, elle raflerait 37 sièges à la Chambre, dix de plus qu’aujourd’hui, davantage que les trois partis traditionnels flamands réunis. Voilà qui rendrait Bart De Wever, sinon mathématiquement du moins politiquement, incontournable.
Or, le programme confédéral de la N-VA s’annonce encore moins compatible avec celui des autres formations politiques que ce n’était le cas en 2010. C’est dire si la situation s’annonce difficile au niveau fédéral. À moins d’un sursaut des autres formations flamandes. Lequel ne viendra sans doute pas de leur action au sein du gouvernement
Di Rupo. Il reste, d’ici à la campagne, six mois utiles, qui seront quasi exclusivement consacrés à l’assainissement budgétaire, donc aux mesures impopulaires. Impossible, dans une coalition à six partis, de sortir de l’accord de gouvernement pour lancer des initiatives nouvelles…
Vos réactions
Voir toutes les réactions Question aux partis falamnds autres que la NVA : Avez-vous vraiment envie de continuer à faire partie de la Belgique ou bien préférez-vous laisser le champs libre à la NVA. On a le sentiment que vous préférez la seconde solution ! On dit : Qui ne dit mot consent ! C'est l'impression que vous donnez ....
@ kaoti. Pouvez-vous définir cette "vision confédérale" ? Parce que la NVA reconnait elle même qu'elle ne sait pas le définir pour le moment... Vous comprenez ce que vous faites en votant ? Sûr ?
Vous dite implicitement que la N-VA fixe l'ordre du jour, libéral et provincial. Les partis fédéraux ne peuvent lutter que s'ils démontrent que leur modèle apporte une plus value par exemple en prestige.
"D'où tenez vous que la N-VA veut sortir de l'UE et de l'ONU?" Elle ne veut pas de l'union qui fait la force, oui ou non ? La suite logique de sa volonté de repli, c'est la sortie de l'UE et de l'ONU car elle ne respecterait pas la volonté du peuple belge : regardez les statistiques des Flamands qui veulent sortir de la Belgique. Le confédéralisme, c'est du régionalisme ou du nationalisme (rien qu'un nom pour une seule réalité) et ça coûte plus cher qu'on ne peut se le permettre. Ce sont tous ces parlements qui nous foutent dans le rouge alors qu'idéalement, on n'a besoin que de deux niveaux de pouvoir : les communes et l'UE. Or à l'UE, voyez ceux qui bloquent : ceux qui rêvent encore d'une souveraineté nationale.









Pour rappel : La NVA est incompatible avec la Belgique !