L’action en justice de Delphine Boël peut durer des années, avec peu de chances de succès
Quelles sont les chances que l’action en justice intentée par Delphine Boël aboutisse ? Maigres. Mais l’affaire pourrait durer des années. A moins qu’Albert II reconnaisse la paternité ?
Delphine Boël a cité à comparaître devant le tribunal de première instance de Bruxelles Albert II, le prince Philippe, et la princesse Astrid, 51 ans. A 45 ans, 14 ans après que cette filiation a été évoquée pour la première fois publiquement dans une biographie de la reine Paola rédigée par le journaliste flamand Mario Danneels, Delphine Boël espère de la sorte prouver par l’ADN qu’elle est bien la quatrième enfant du Roi.
Mais cette procédure a-t-elle une chance d’aboutir
L’article 88 de la constitution, une «porte blindée»
Christian Behrendt, professeur de droit constitutionnel à l’ULg, abonde dans le même sens concernant l’inviolabilité du Roi : «
D’autres éléments s’opposent, pour l’heure, à ce que l’action en justice de Delphine Boël aboutisse. Cette dernière a toujours un père légal, l’industriel Jacques Boël, et elle n’a pas encore introduit de procédure en désaveu de paternité contre lui. Or, il s’agirait d’un préalable à toute reconnaissance en paternité d’Albert II, puisque nul ne peut avoir deux pères. S’il venait à abdiquer, scénario avancé à plusieurs reprises ces derniers mois, notamment par Le Soir, l’inviolabilité du Roi ne vaudrait plus pour Albert II et la procédure pourrait s’appliquer à lui. Mais, rien n’indique qu’il accepterait de se soumettre au test ADN.
«
Pour l’heure, le Palais royal s’est refusé à tout commentaire.
Vos réactions
Voir toutes les réactions Exact cela peu durer longtemps, voir très longtemps, on ne touche pas a la tête du royaume facilement, il y a une bulle de protection. Courage Madame c'est votre droit de connaître votre géniteur car .... il faut être deux.
Un test ADN pour tous les ministres. Comme ils sont seuls responsables, il faut tester tous les ministres qui ont servi sous le Roi actuel. C est la seule solution.
Bon je me dévoue : je ne sais pas si elle est née sur un coup de tête, mais elle est née sous un coup de boël. Badumtss, bonsoir.
La constitution belge: no value/geen waarde/pas de valeur. La constitution belge semble être à géométrie variable: pour faire plaisir aux flamingants on s'assied dessus, dans les autres cas c'est une loi fondamentale à laquelle on ne peut désobéir. Pour scinder BHV, le gouvernement a été obligé d'outrepasser l'article 195 de la consitution. Alors venir nous dire que l'article 88 est sacro-saint... Pour le reste, Albert devrait reconnaître sa fille pour la paix des âmes mais ne serait-ce pas plutôt la maman de Delphine qui porterait une grande responsabilité?









Cette histoire semble être une histoire d'héritage, donc d'argent. En effet, le père légal de S. Boël, M. Boël, a déshérité sa fille avant que celle-ci ne lance dans cette quête de reconnaissance.