L’obligation du risque minimal
Au-delà de tous les règlements existants et de toutes les dispositions édictées, incident après incident, la règle à appliquer en ce qui concerne la famille royale, doit être la prise de risque minimale – et si possible zéro. C’est pourquoi on devrait d’emblée estimer que certains déplacements ou activités doivent plus que d’autres, être évités ou reportés, ne fût-ce que pour éviter ce à quoi on assiste aujourd’hui : la justification du voyage du prince Laurent suscite autant de questions que de réponses. En clair, il aurait fallu éviter que le Prince ne se rende en Israël, vu le caractère rapidement polémique, et en tout cas extrêmement sensible de toute implication que ce soit avec l’un ou l’autre des acteurs locaux, fût-elle minime et circonstanciée.
Les soubresauts monarchiques sont un luxe que notre pays, confronté à des enjeux existentiels, ne peut se permettre. Or depuis des mois, entre l’argent de Fabiola, l’abdication d’Albert, l’ADN de Delphine et, maintenant le voyage israélien de Laurent, le Premier ministre et son gouvernement leur consacrent un temps et une énergie démesurés. C’est pourquoi le principe de précaution et la recherche de l’interférence minimale devraient guider toute décision concernant la famille royale.
Il faut être juste. Le prince a suivi la procédure mise au point par Yves Leterme, après de précédents dérapages. Laurent a cette fois l’autorisation du ministre des Affaires étrangères à deux conditions, qu’il a, à notre connaissance, respectées. Et le KKL, qui l’a invité en Israël, est une fondation qui s’occupe d’environnement, avec une activité qui se situe marginalement dans les Territoires palestiniens occupés. Mais ne fallait-il pas éviter à l’avocat du Prince de se justifier d’avoir été invité par une « organisation qui en 111 ans, a dû connaître des hauts et des bas (sic) » ? Et cette activité « marginale » n’est-elle pas suffisante pour faire craindre une controverse politique inutile ? On nous dira que le KKL comme le Prince ont tout fait pour que ce voyage à titre privé ne soit pas connu. Mais n’y a-t-il pas dans cette nécessité de taire la présence de Laurent, un indice de plus qu’il aurait mieux valu éviter ?
Vos réactions
Voir toutes les réactions Soubresauts inutiles et déplacés de journalistes (?) en manque de célébrité, travaillant pour un quotidien en manque d'abonnés. Dans quel pays au monde Laurent pourra t'il encore se déplacer sans qu'on trouve un prétexte pour le lyncher? Reynders a parfaitement raison de fustiger une Presse aussi vénale.
Surtout cette non-affaire permet à la presse belge de détourner l'attention de ses lecteurs du vrai scandale que constitue l'affaire Boël
Le prince Laurent a respecté les règles, il a obtenu la permission du ministre des affaires étrangères, et on lui cherche encore des poux. Y a un moment, faut arrêter de s'en prendre toujours aux mêmes, cela devient lassant, et surtout si c'est pour pas grand'chose! Edito à coté de la plaque!



Dans le calme. Le temps est venu de changer la constitution belge désuète pour la remplacer par une confédération républicaine qui libérerait une énergie latente au nord comme au sud aujourd hui sous chape. Cela peut se faire sans humilier la famille royale et dans la dignité pour tous.