Le Jardin botanique national de Meise est devenu flamand
Le parlement de la Communauté française a approuvé, ce mercredi, le décret d’assentiment à l’accord de coopération avec la Flandre transférant à cette dernière le Jardin botanique national de Belgique, situé à Meise. Le vote a été acquis par 69 oui (PS, CDH, Ecolo, MR) et 1 non (FDF).
Le patrimoine scientifique du Jardin botanique – 18.000 plantes conservées dans un domaine de 92 ha, avec des collections de renommée mondiale – reste propriété fédérale et est prêté à la Communauté flamande. Des garanties permanentes sont bétonnées pour la pérennité du travail des chercheurs francophones. Le Conseil scientifique reste linguistiquement paritaire mais toute l’administration devient flamande et le cadre du personnel technique et ouvrier francophone se retrouve en voie d’extinction.
Ayant fonctionné durant des années sans cadre linguistique, ce qui porta préjudice aux francophones, le Jardin botanique a vu ses effectifs mis à jour, le 17 mai dernier. Il compte désormais 87 agents statutaires néérlandophones et 28 francophones ainsi que 36 agents contractuels néérlandophones et 4 francophones.
Destexhe : « Une situation à la Magritte »
Les prémisses de cet accord remontent à la réforme de l’Etat de… 2001. Cette année-là, les francophones demandent le refinancement de leur enseignement et la ratification de la convention-cadre pour la protection des minorités nationales, que la Belgique vient de signer. Les Flamands exigent en échange la régionalisation de la loi communale (qui est venue compliquer la nomination des bourgmestres de la périphérie) et la communautarisation du Jardin botanique national.
Les francophones verront leur première revendication satisfaite, pas la seconde. Les Flamands obtiendront gain de cause sur toute la ligne.
L’accord de coopération avalisé mercredi est issu d’un pacte négocié, en 2008, entre les deux ministres-présidents, Rudy Demotte (PS) et Kris Peeters (CD&V) et intégré à la sixième réforme de l’Etat, votée l’été dernier par les huit partis de la majorité institutionnelle (le gouvernement rejoint par les écologistes).
Lors de la discussion qui a précédé le vote, le député MR Alain Destexhe a relevé cette situation « absurde, à la Magritte », qui fait subir la logique territoriale à une institution « qui appartient à tous les Belges et qui est située à 11 km du centre de Bruxelles. » Et de mettre en garde les francophones, tout comme le firent les députés Ecolo Marcel Cheron et FDF Caroline Persoons, pour que cette même logique ne s’applique pas, demain, au musée d’Afrique centrale de Tervuren, « situé à 14 km du centre de Bruxelles. »
Vos réactions
Voir toutes les réactions miracle... Marcel Cheron se réveille et voit enfin le péril flamingant poindre alors que son ennemi juré, Olivier Maingain, le lui avait, à juste titre, déjà fait observer bien des fois...
Ce jardin botanique était Flamand depuis des années déjà. En attendant la signature des modalités décidées il y a ¿dix ans? aucun investissement n'a été fait, le pourrissement, sachant bien qu'il finirait par devenir...Flamand. C'est le prix à payer. C'est fait. Next?
@Comi, je vous rassure, le Fédéral n'a pas investi beaucoup ses dernières années dans le Jardin de Meise. Il est plutôt en ruine car justement plus personne ne voulait mettre un euro-cent tant que la cession n'était pas actée. La stratégie du pourrissement. Et on veut construire un stade en Flandre à la périphérie bruxelloise ?
Pourquoi devons-nous "préter" à la Flandre les planches d'herbier collectées et préparées par les chercheurs francophones ? Il y a là un trésor inestimable, malheureusement méconnu, qui attire des chercheurs venu du monde entier pour les consulter. Ne pourrions-nous pas faire comme pour Louvain et demander la restitution des collections francophones ? Organiser leur retour vers les universités ?









L espace aérien du Brabant wallon est aussi devenu flamand. Cet espace est devenu la poubelle de l aéroport de Zaventem qui y jette ses pollutions aériennes. La Flandre, par sa majorité, à tout pouvoir de libérer son territoire des insupportables survols à basse altitude de son aéroport qui depuis toujours passaient sur des terrains non-constructibles. Certains avaient le choix d y habiter ou pas. Maintenant la Flandre qui a acheté ses terrains pour une bouché de pain, envoie les survols à basse altitude sur les Fr en usant et abusant de sa piste de secours 02. Nos élus francophones laissent faire car ils ont une mentalité d'esclave et se mettent à genoux devant leurs maîtres du Nord.