Chat: Pour le stade national, «il faut garantir les intérêts bruxellois»
Cela tire dans tous les sens, notamment au CDH, à propos du projet de stade national sur le parking C du Heysel, en Flandre, voulu par le gouvernement bruxellois. Le chef du groupe MR au parlement bruxellois, Vincent De Wolf, a répondu à vos questions.
L’essentiel des réponses de Vincent de Wolf, chef du groupe MR au parlement bruxellois.
Sur l’emplacement du projet de stade…
« Le parking C est la moins mauvaise idée aujourd’hui. Le site d’Evere est exclu pour des motifs de sécurité (OTAN), le Heysel est compliqué en raison des riverains, le meilleur site aurait été Schaerbeek Formation, mais le gouvernement n’ayant pris aucune décision pendant des années, ce choix, vu les délais liés à la dépollution nécessaire, est impossible dans l’optique de 2020. (…) Le stade du Heysel actuel ne correspond plus aux normes de sécurité internationales. Reconstruire sur place est difficile, vu le projet Néo et le voisinage des riverains. »
Un stade en Flandre, à quelles conditions ?
« Le stade est une priorité, mais pas à n’importe quelles conditions. Il faut des retombées économiques pour la région, en termes d’emploi, et de rentrées financières (taxes et autres), sans compter l’image de Bruxelles. (…) Cela ne peut être un investissement à fonds perdus. Il faut penser aux retombées économiques et financières en termes d’emploi, de taxes, de formation et d’image de Bruxelles. (…) Pour ma part, un partenariat public-privé me paraît s’imposer dans ce type de projet. Tout en privilégiant, comme déjà dit, les retombées économiques et financières, pour les Bruxellois. une idée originale pourrait être de proposer sur base volontaire, aux Clubs de football de l’élite, et avec l’accord des Clubs de supporters, d’augmenter leurs tickets d’entrée d’un euro (à savoir moins que le prix d’une chope), à titre de contribution volontaire et solidaire pour la construction du stade national. (…) Dès le jour même de l’annonce de la décision, j’ai indiqué qu’un accord de coopération devait être conclu avec la Flandre pour garantir des retombées économiques, financières et d’emploi en faveur de la Région. Outre l’adoption, au niveau fédéral, d’une loi spéciale, accordant à cet espace le statut de bilinguisme, identique à celui de Bruxelles-Capitale. (…) Le gouvernement bruxellois ayant décidé l’installation du stade au Parking C, je maintiens que cette décision doit être assortie de conditions garantissant les intérêts des Bruxellois, conditions parmi lesquelles le statut bilingue de cette infrastructure doit s’imposer. »









