Bernard Tapie a été placé en garde à vue
Les juges français veulent établir le rôle que Bernard Tapie a joué dans le processus ayant conduit à lui verser 403 millions d’euros dans l’arbitrage lié à son conflit avec le Crédit lyonnais.
Bernard Tapie a été placé en garde à vue lundi matin à l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage qui lui avait octroyé en 2008 plus de 400 millions d’euros dans son litige avec le Crédit Lyonnais sur la vente d’Adidas.
L’Hôtel-Dieu abrite les urgences médico-judiciaires et dispose d’une salle spécialisée, la salle Cusco, pouvant accueillir des gardés à vue nécessitant une surveillance médicale.
La garde à vue de Bernard Tapie pourrait durer jusqu’à quatre jours. Il risque ensuite une présentation devant les juges et une éventuelle mise en examen. Pourtant, l’homme d’affaires ne s’inquiète pas.
« J’en ai rien à foutre d’être convoqué »
Sur Europe 1, Bernard Tapie déclarait : « Qu’est-ce que vous croyez ? Des rendez-vous comme celui-là, j’en ai eu sept avec Eva Joly. Résultat : six non-lieux et une relaxe », a-t-il lancé, avant de lâcher : « Même système, même procédure, j’en ai rien à foutre… ». Et d’ajouter : « S’il y avait quelque chose à trouver, François Pérol aurait parlé la semaine dernière ».
François Pérol, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée, qui a été discrètement entendu comme témoin la semaine dernière.
Trois personnes ont été déjà été inculpées
Les juges d’instruction soupçonnent l’arbitrage concernant le litige avec le Crédit lyonnais après la vente en 1993 de l’équipementier sportif Adidas d’avoir été biaisé au profit de Bernard Tapie. Ils veulent savoir comment l’homme d’affaires a plaidé sa cause à l’Elysée et au ministère de l’économie et s’intéressent de près à ses liens avec les arbitres.
Stéphane Richard, le PDG d’Orange et ex-directeur de cabinet de l’ancienne ministre de l’économie Christine Lagarde, l’ancien patron du Consortium de réalisation (CDR, chargé de gérer l’héritage du Crédit lyonnais), Jean-François Rocchi, et l’un des juges arbitraux, Pierre Estoup, ont été mis en examen (terme juridique remplaçant l’inculpation) pour « escroquerie en bande organisée » dans ce dossier.
Christine Lagarde a, elle, été placée sous le statut de témoin assisté après deux jours d’audition par les magistrats de la Cour de justice de la république (CJR), instance habilitée à juger des délits imputables aux ministres dans l’exercice de leurs fonctions.
Vos réactions
Voir toutes les réactions 2. commissairejuve - J'ai lu l'article sur le site de Médiapart. Cela fait froid dans le dos et confirme l'allégeance de nos "politiciens" aux banques et autres marchés. Merci pour l'info.
Plutôt que de lire le commentaire, autant lire l'original et s'en faire sa propre idée. Voci donc son adresse: http://www.legrandsoir.info/IMG/pdf/jpm-the-euro-area-adjustment--about-halfway-there.pdf . Ce qui frappe au premier abords, c'est l'exagération du mot "dictature". Et d'ailleurs, les citoyen un peu à droite pourraient bien considérer qu'il s'agit de plujs de liberté, puisque la lourdeur étatique est clairement crtiquée. Cependant ce qui me frappe le plus -c'est mon commentaire- c'est l'aspect pseudo-scientifique. Il est flagrant quand on regarde les graphiques et les droite de "régression": un étudiant se ferait recaler pur avoir accordé du crédit à une aussi mauvaise régression et pour ne pas avoir aussi dessiné des barres d'erreur. Pour moi, cet article discrédite JP Morgan. Surtout ne leur faites pas confiance: ils sont incompétents.
et pendant ce temps, JP Morgan espère des dictatures en europe : non mais c'est vrai quoi, qu'est ce que c'est que ces démocraties qui nous empêchent de dominer ? on ne pourra pas dire "je savais pas". tout est lié : http://blogs.mediapart.fr/blog/koszayr/200613/jp-morgan-prescrit-la-dictature-en-europe









Actuellement nos politiques, une fois qu'ils sont élus ont tout pouvoir. Ils ont le droit de mener une politique en complète contradiction avec leurs programmes et leurs promesses. S'il fallait interdire les manifestations, il faudrait interdire aux politiques de faire quoi que ce soit qui ne fut dans leurs programmes, autrement dit, qu'on arrête de leur signer un chèque en blanc. Et donc, pour chaque décision nouvelle, ils devraient repasser devant l'électeur cette solution est peu pratique mais c'est la seule valable si on veut interdire grève et manifestations. Il y en a un peu marre de ces partis qui promettent l'utopie sachant très bien qu'il n'en feront rien.