Basket : les Lions commencent leur campagne européenne par un exploit

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Pour le premier de leurs 8 matchs qualificatifs en vue de l’Euro 2013, les Lions ont engrangé un résultat inespéré en s’imposant sur le parquet du favori polonais (57-64). De notre envoyé spécial à Sopot Stéphane Druart.

  • © Belga.
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Pologne - Belgique 57-64

Il n’y avait peut-être que les Lions eux-mêmes pour croire aussi fermement en leurs chances de s’imposer dès l’entame de cette campagne qualificative pour l’Euro 2013, en Pologne, l’ogre pressenti d’un groupe de cinq dont les deux premiers (et peut-être le troisième) seront qualifiés. Mais ils avaient raison de s’appuyer sur leurs 9 victoires en 10 matchs de préparation. Car le rajeunissement de l’équipe nationale ne l’a pas changée. La défense, le collectif et la générosité dans l’effort fondent toujours son identité. Et comme dans un match inaugural, le sésame le plus précieux est la confiance, c’est au sein de ces valeurs que les Belges sont allés la puiser.

Il fallut un peu de temps pour ordonner une solidarité à plusieurs rideaux. Car un seul homme n’arrête pas un colosse de la trempe de Gortat. Le pivot NBA de la Pologne s’est ainsi joué des Lions pendant un quart-temps, comptant 12 de ses 23 unités dès 21-17. Mais il y avait dans cet écart raisonnable, qui n’enflammait pas les quelque 7.000 spectateurs de la superbe Ergo Arena de Sopot, une source d’encouragement. Les Lions s’étaient détendus à force de bondir au rebond, dominé 31 à 42 au total, une clé majeure de leur succès. Van Rossom les guidait de sa maestria, Beghin avait apporté (du banc) un point de fixation, essentiel dos à l’anneau. Et ce banc, dans lequel le coach Casteels puisa dix rotations dès 23-24, apportait plus que sa fraîcheur, à l’image de Gillet et Mukubu, deux des cinq « bleus ».

Ces Polonais, peut-être trop vite identifiés favoris, surtout sans Lampe, leur deuxième épouvantail blessé, n’étaient pas hors de portée. Même Gortat devait désormais travailler seul pour marquer. Il restait aux Lions à gommer toute distraction (29-24). Car dès qu’ils alliaient discipline et vitesse, rien ne les empêchait de rêver à une surprise d’entrée : 33-33 à la mi-temps. La soudaine flambée de fautes polonaises, mais aussi les gestes d’énervement qu’avouait un Gortat de plus en plus impuissant, confirmait l’emprise grandissante des Belges qui, même imparfaits, conclurent ce troisième quart-temps dominé d’un 0-9 pour s’ouvrir une voie royale vers la victoire : 40-49 et des Polonais toujours muets (1 sur 18 au total) à distance !

Gare toutefois à l’euphorie. Car si même Iarochevitch, onzième Lion appelé et quatrième nouveau, apportait son huile à la fluidité collective des Belges, leur inexpérience les maintenait fragiles (45-51). Le physique et le culot de Mukubu avaient beau être précieux, la peur de gagner n’échappa pas à leur jeune noyau, ne vivant plus qu’à distance là où la Pologne réinvestissait en Gortat : 54-56 et encore 2 minutes à tenir… Un temps mort rappela les leaders Van Rossom et Beghin à la lucidité (54-60). Et les Lions, qui n’ont plus été menés après 29-28, défendirent cette première victoire aussi probante que méritée.

SOPOT, DE NOTRE ENVOYE SPECIAL STEPHANE DRUART

Osez la rencontre !