Les épouvantails pleurent leurs hommes de paille

Geoffroy Herens
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Piétrebais. L'événement en est à sa treizième édition mais compte de moins en moins de participants. Les organisateurs entendent infléchir la tendance pour les années à venir. En attendant, le public est attendu pour le mariage des épouvantails.

  • Hélène de Lannoy participera pour la première fois à la Fête des épouvantails. Sa mariée est prête et n’attend plus que de pouvoir lancer son bouquet dans une foule qu’on attend nombreuse. © G. herens
    Hélène de Lannoy participera pour la première fois à la Fête des épouvantails. Sa mariée est prête et n’attend plus que de pouvoir lancer son bouquet dans une foule qu’on attend nombreuse. © G. herens

Il lui manque encore des mains dignes de ce nom et de quoi muscler quelque peu ses bras mais, à part ça, la mariée d’Hélène de Lannoy est fin prête pour ce week-end. Vêtu de blanc, un bouquet à la main et des fleurs dans les cheveux, cet épouvantail sera l’une des raisons de rallier les villages incourtois de Piétrebais, Roux-Miroir, Happeau et Chapelle-Saint-Laurent où, samedi et dimanche, se déroulera la treizième édition de la Fête des épouvantails. Le thème 2012 ? L’épouvantail se marie. « C’est mon premier, avoue Hélène de Lannoy, devant son domicile de la rue Marcel Louis. Au final, ce n’était pas très compliqué à réaliser mais, je l’avoue, je suis d’abord passée par l’un des ateliers organisés au début de l’été. » Ce qui l’a poussée à mettre la main à la paille ? « L’envie de contribuer à la réussite d’un week-end qui permet de garder ce côté vivant à nos villages. »

Cette façon d’envisager les choses, ils sont visiblement de moins en moins nombreux à la mettre en pratique. Résultat : après plusieurs années où les hommes de paille se comptaient par dizaines, les créatures sont à présent beaucoup moins nombreuses. « J’en ai relevé une vingtaine, note Rose-Marie Temperville, la présidente de La Fête au Village, l’ASBL qui organise ce week-end riche en animations. Même s’il faut en attendre encore l’une ou l’autre d’ici samedi, c’est évidemment beaucoup moins qu’avant. » L’intéressée ne masque pas son étonnement : en parallèle à la baisse précitée, elle constate davantage de demandes de ses concitoyens pour participer à la brocante dominicale, de même que pour le souper du vendredi. Mais le dernier pas en direction de la réalisation d’un personnage reste encore difficile à faire.

« Notre motif de satisfaction, c’est de voir que les gens du village se réunissent de nouveau, qu’ils profitent pleinement de l’événement, sourit Rose-Marie Temperville. Peut-être faut-il voir là une première étape vers une prochaine multiplication des épouvantails ? » C’est d’autant plus probable que, dans le chef d’Hélène de Lannoy, la motivation est plus que présente : « Mon mari a bien rigolé en me regardant. Il me reste à tout faire pour qu’il m’imite dans douze mois, de même que les gens des environs. Je souhaite retrouver une septantaine d’épouvantails l’année prochaine ! »

Programme : www.lesepouvantails.be