Réaménagement du boulevard Général Jacques: «Ixelles préfère l’immobilisme à l’action»
La ministre bruxelloise de la Mobilité déplore l’intention de la commune d’Ixelles d’introduire des recours contre le réaménagement de cette importante artère de la capitale, qui prévoit notamment son passage de 3 à 2 bandes.
Au sortir de la commission de concertation qui devait se pencher sur le réaménagement du boulevard Général Jacques (qui prévoit le passage de trois à deux bandes entre l’avenue de Beco et le rond-point de l’Etoile) et de l’avenue Buyl, les représentants régionaux autour de la table ont fait pencher la balance du côté du oui, la commission rendant un avis favorable sous conditions.
Au grand dam du collège ixellois qui, par l’entremise de son échevine de l’Urbanisme, Nathalie Gilson (MR) a annoncé son intention d’introduire un recours auprès du gouvernement. Une attitude que déplore aujourd’hui la ministre bruxelloise des Travaux, Brigitte Grouwels (CD&V) qui n’y va pas par quatre chemins pour exprimer son désappointement : « Dans le cas du boulevard Général Jacques, on (Ixelles, NDLR) préfère l’immobilisme – au sens propre du terme – à l’action. Dans d’autres dossiers de mobilité importants, nous sommes également confrontés à cette attitude défensive de l’administration communale d’Ixelles, qui est néfaste pour la qualité de vie des communes bruxelloises et de la Région de Bruxelles-Capitale ».
Et la ministre de défendre le projet proposé. « Le plan qui est sur la table vise un renforcement de la sécurité des piétons et des traversées sûres, une place à part entière pour les cyclistes dans le paysage urbain, une meilleure fluidité des transports publics, des arrêts confortables et une amélioration de la fluidité du trafic automobile par le biais d’interventions importantes au niveau des carrefours. Il s’agit de mesures qui se compléteront plutôt qu’elles ne s’opposeront ».



