De nos cabinets aux champs!
La station d’épuration de Basse-Wavre passe à la deuxième génération. Elle a été agrandie pour collecter les eaux usées de Grez-Doiceau, Chaumont-Gistoux et Court-Saint-Étienne. Près d’un demi-milliard d’euros investi depuis 1978 dans l’épuration.
Il n’est pas loin le temps où nous allions faire nos besoins au fond du jardin, le tout étant utilisé pour fertiliser les potagers. Le principe n’a pas changé avec la pose des collecteurs et la réalisation des stations d’épuration. Sauf que la nouvelle génération de celle de Basse-Wavre, qui a été inaugurée ce mercredi, permet, après valorisation par la cogénération – «ce qui permettra de diminuer de 20% la facture énergétique de la station» – de transformer les «boues» en pellets que les agriculteurs vont pouvoir répandre sur leurs champs, «avec une efficacité au moins aussi importante que le fumier».
Inaugurée en 1985, la station d’épuration de Basse-Wavre était alors la deuxième lancée après Rosières, mais déjà la plus importante du Brabant wallon. Elle avait été conçue pour traiter les eaux usées de 165.000 équivalents habitants. Les normes ont changé depuis, tandis que la population et le nombre d’entreprises – notamment l’extension de GSK – ont augmenté et qu’il fallait aussi récolter les eaux usées d’une partie de Grez-Doiceau, de Chaumont-Gistoux et de Court-Saint-Étienne, en plus des communes de Wavre et d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. Soit désormais 201.000 équivalents habitants.
Les travaux, lancés en 2008 sans perturber le traitement des eaux usées, auront coûté 35,30millions d’euros. Et au bout d’une journée dans les différents bassins, l’eau qui recoule dans la Dyle est certes toujours impropre à la consommation, mais d’une qualité qui permet à la faune et à la flore de vivre sans danger.
Quant à la production de pellets, l’installation permettra à terme de traiter 20.000 tonnes de boues. Soit la quantité de boues produites par l’ensemble des stations d’épuration de l’Intercommunale du Brabant wallon (IBW), dont les 8.000tonnes de Basse-Wavre. On n’arrête pas le progrès.
Et le président sortant de l’IBW, Bernard de Traux de Wardin (MR) de rappeler que, depuis 1978, ce sont près d’un demi-milliard d’euros qui auront été investis dans l’épuration des eaux usées du Brabant wallon, avec l’aide de la Société publique de gestion de l’eau. Dont encore 50 millions d’euros en 2013. De quoi inaugurer à l’automne la nouvelle station d’épuration de Hélécine (6.000 équivalents habitants) et, à la fin de l’année, celles de Villers-la-Ville (8.000), de Bomal (3.700) et de Sart-Dames-Avelines (2.900). Enfin, en été 2014, suivra la station de Bousval (1.450) et, au printemps 2015, celle de Villeroux (2.400), pour parfaire le taux de 93% de couverture déjà atteint aujourd’hui.



