«Avant, les cyclistes non dopés n’étaient même pas sélectionnés»
« Certains coureurs prenaient de l’EPO à la louche ». Cette phrase est du professeur Antoine Vayer, spécialiste du dopage. Mais « on va vers un mieux », espère-t-il. Peut-on y croire ? Antoine Vayer a répondu à vos questions.
L’essentiel des réponses d’Antoine Vayer.
Tous dopés sur le Tour de France ?
« De quels Tours parlez-vous ? « Avant », c’est une évidence. Les non dopés n’étaient même pas sélectionnés. C’était un critère dans une certaine ère et à une époque. Par exemple un DS Italien m’a dit que le critère dans l’ère EPO était d’être à 58-60 de taux hématocrite pour espérer être sélectionné en interne dans l’équipe. »
Pourquoi les instances antidopage n’utilisent pas vos études pour engager des poursuites ?
« On ne fait que ce pour quoi on a intérêt ! L’intérêt de tuer le dopage pour les instances est peut-être faible. »
Peut-on adapter vos études au football ?
« Hélas pour le foot, les forces sont trop instables, le centre de gravité bouge trop. Mais en réfléchissant on pourrait modéliser la performance aussi et on serait parfois atterrés… Qui sait, on va peut-être faire la preuve par 21, pour 21 sports. C’est notre désir. »
Un homme comme Eddy Merckx était-il « clean » ?
« Pour Eddy Merckx, on manque de données. Il faut lui demander s’il s’est dopé, comment, avec qui… Ou si, comme Bernard Hinault, il considère que son seul dopage a été le café. Y’a pas de mal à dire sa vérité. Le tout c’est de ne pas mentir. Il faut une commission vérité et réconciliation ou Eddy pourrait témoigner sans crainte. On a des fichiers qui viennent d’Italie sur son fils. Lui en a-t-il parlé ? Il faut parler avec ses enfants. Les chiens font-ils des chats ? »
Vos réactions
Voir toutes les réactions Le soigneur de Festina, Voet, écrit dans son livre que des coureurs étaient parfaitement propres. Notamment un certain Charly MOTTET qui fut un excellent cyciste. Voet déclare que Mottet s'est fait voler toute sa carrière sportive par les tricheurs. Qu'en pensez-vous, les spécialistes ? Il y en avait au moins un, et sans doute d'autres, ou bien... ?
De la pub à bon compte sur le dos de la bête... Ce qui me cisaille est qu'on ne (re)parle de dopage dans le cyclisme que de la mi-juin à la mi-juillet.... C'est aussi durant cette période que la justice sort du bois pour montrer qu'elle est supposée faire son boulot et que d'anciens coureurs font leur méa culpa.... Avant et après, tout le monde s'en cogne comme si ce fléau n'existait pas hors chaque début d'été et hors le cyclisme .... Mais pourquoi donc durant seulement chaque début d'été ?????? Bref, sans le Tour de France, la lutte anti-dopage n'intéresserait personne et n'aurait aucune chance de se faire connaitre ....
Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu ? on nous prend pour des lapins de six semaines encore ? aujourd'hui ? On n'a décidément pas encore inventé le truc pour supprimer la naïveté Est-ce dieu possible de se poser encore la question...





C'est un kiné qui s'occupe de jeune sportif, et dont le fils débutait dans le sport cycliste qui me l'a affirmé, et je n'ai aucune raison de ne pas le croire. Dès 15 ans, en amateur,oui dès 15 ans, le jeune qui ne prend rien n'a absolument aucune chance (possibilité) de grimper sur un podium même de "kermesse". Autrement dit, un jeune qui voudrait faire d'un sport sa profession doit de suite renoncer et faire autre chose s'il refuse d'avoir recours au dopage quel qu'il soit...C'est l'horreur totale mais c'est la réalité absolue. D'ailleurs tout les sportifs de salon en train de hurler sur leur vedette favorite, la jupiler à la main, n'en ont rien à foutre que le pauv type qui passe en tête dans le Galibier, est une pharmacie ambulante. Cela me rappelle ce scoop mondial: Tom Simpson que l'on a vu "crever" en direct sur les pentes du Ventoux en 1967, avec des tubes d'amphétamines dans les poches de son maillot...Allez Eddy à la tienne...