Habitat Vintage, du neuf avec de l’ancien

Sophie Ismaïl
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C’est en plein cœur des Puces de Saint-Ouen qu’Habitat a choisi d’ouvrir son nouvel espace. Dans ce haut lieu parisien de la chine, l’enseigne propose un concept unique : l’achat et la revente de meubles et objets issus de ses anciennes collections.

Nostalgie, crise économique, besoin d’unicité ou lutte anti-gaspi, les amoureux du vintage sont animés par de multiples raisons. Force est de constater que le rétro a la cote ! Surfant sur la vague, Habitat réécrit les codes de la distribution et endosse une nouvelle casquette, celle de brocanteur. Dans un superbe entrepôt de 400 m2, volontairement laissé à l’état brut, meubles et accessoires des années 1970, 80 et 90 signés Habitat ainsi que la collection VIP datant de 2004 cherchent à nouveau acquéreur. Leurs anciens propriétaires ayant fait le choix de les revendre à la marque pour leur faire vivre une deuxième jeunesse. «  Habitat Vintage joue un véritable rôle de passeur de témoin. Il permet notamment de se rendre compte à quel point Habitat a révolutionné la décoration, a rendu le design accessible », explique Rémy Poirson, directeur de la marque et chargé de la mise en œuvre du projet Habitat 1964. L’année 1964 marquant l’ouverture par Terence Conran du premier magasin Habitat, à Londres.

Concrètement, les particuliers peuvent proposer à la vente leurs anciens meubles et accessoires via le site Internet www.habitat1964.com. Les produits soumis sont expertisés en interne selon quatre critères : leur état général, la date de création, leur place au sein des collections et leur valeur de revente potentielle. Sur base de ces différents éléments, un prix de rachat est proposé au futur vendeur. « Nous sommes ravis de l’accueil du projet. De nombreuses pièces emblématiques ont déjà refait surface  », confie Ayann Goses, antiquaire de père en fils et directeur du nouvel écrin parisien. En effet, dans l’impressionnant showroom, l’édition autorisée du canapé de Pierre Paulin côtoie le fauteuil suspendu imaginé par Carla Bruni, le chausse-pied signé Manolo Blahnik, la table griffée Jean Nouvel ou encore le range CD de Sharleen Spiteri et la table basse de Daft Punk. Fidèle à l’esprit épicurien de Sir Terence Conran, dynamique serial entrepreneur octogénaire, Habitat 1964 mettra un accent tout particulier sur les arts de la table.

Comme aime à le rappeler Rémy Poirson, ce nouveau point de vente fait partie d’un projet d’envergure surnommé village vintage. «  La surface totale du lieu s’étend sur 25 000 m2 sur lesquels Habitat sera rejoint par d’autres marques prestigieuses de mode, d’accessoires ou de design se calquant sur notre démarche  », précise ce dernier. Aujourd’hui, l’Eclaireur et la buvette de Catherine Kluger, dont les recettes de tartes authentiques séduisent les gourmands, ont déjà pris leurs marques. Quand nous interrogeons Rémy Poirson sur l’éventualité de décliner l’offre de l’espace vintage d’Habitat en un e-shop, il est catégorique : «  absolument pas, c’est une expérience physique. » Pour l’avoir vécue en avant-première, nous ne pouvons pas le contredire

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