Tour de France : un début de course chaotique (vidéo)
Ordres, contre-ordres, chutes et incompréhensions sur les ondes de Radio Tour ont semé la confusion au sein d’un peloton déjà nerveux dans le final de la première étape du Tour de France samedi à Bastia, en Corse. En cause ? Un bus coincé sur la ligne d’arrivée.
La première du Tour de France, reliant Porto-Vecchio à Batsia et remportée par l’Allemand Marcel Kittel a été marquée par plusieurs chutes collectives dont la plus grave a eu lieu à quelques kilomètres de la ligne d’arrivée. « C’était le chaos. Le chaos pour tout le monde : pour l’organisation, pour ce formidable chauffeur de bus (encastré sous l’arche d’arrivée), pour le peloton, pour tous les suiveurs… Ça a foutu un bordel monstre ». Comme ses coureurs et ses homologues, le directeur sportif de l’équipe Saxo-Tinkoff Philippe Mauduit a vécu un final chaotique. « Quand on t’annonce à sept kilomètres de l’arrivée que celle-ci sera à trois kilomètres, que 50 mecs tombent par terre (dont son coureur Alberto Contador) et que là, on t’annonce que l’arrivée sera bien sûr la ligne, c’est panique à bord », raconte-t-il.
Chez les équipes de sprinters qui menaient un train d’enfer en tête de peloton pour mettre leurs champions sur orbite, la tension a atteint des sommets. « Quand on a eu la décision de l’arrivée aux trois kilomètres, on a répété trois ou quatre fois dans l’oreillette parce que les coureurs sont en plein effort et ne peuvent pas répondre : « L’arrivée est aux trois kilomètres, l’arrivée est aux trois kilomètres ». Puis « Changement : c’est l’arrivée normale », sourit le directeur sportif d’Argos-SHimano Christian Guiberteau, soulagé d’avoir vu son coureur Marcel Kittel s’imposer. « On était dans le mouvement. Nous, on nous dit ça, on suit. C’est une décision difficile à prendre. On a gagné, ça s’est bien passé mais c’est vrai que c’étaient des circonstances un peu spéciales », admet ce dernier.
Plusieurs blessés
L’Espagnol Alberto Contador a été blessé l’épaule au cours de la chute. L’Allemand Tony Martin a quant à lui fait un malaise avec perte de connaissance peu après la ligne d’arrivée. Le coureur a eu une commotion cérébrale et une contusion au poumon gauche. Il a été touché également en plusieurs endroits (hanche, poitrine, genou gauche, épaule, dos). « Il a, en outre, une blessure large (5 cm) et très profonde au coude gauche, qui atteint ses muscles, ce qui lui cause une forte douleur et une difficulté à déplacer le bras », a précisé l’équipe belge.
« J’étais en 25 ème position quand la chute est arrivée juste devant moi ».
Philippe Gilbert a lui aussi été pris dans la chute. « On était un peu perdu parce qu’on avait des infos confuses dans les radios. La ligne d’arrivée changeait tout le temps. J’étais en 25 ème position quand la chute est arrivée juste devant moi. On était à plus de 60 à l’heure et dans une légère descente, on a pas pu l’éviter. Je n’ai rien de cassé donc ce n’est pas très grave. Je n’ai que des plaies ouvertes et dans sept/huit jours, c’est guéri. J’espère qu’il ne va pas pleuvoir parce que de la pluie sur des plaies, ce n’est jamais évident et le risque d’infection est plus élevé », explique-t-il.








