Tous différents face à la chaleur
Wavre. Le mercure va monter d'ici dimanche. Du moins selon la météo. Si Hélécine a mis en place un "Plan Canicule", d'autres entités sont prêtes à aider les personnes les plus fragilisées. Comme à Wavre ou à Braine-l'Alleud.
Louis Roussel, 94 ans, sirote sa bière ce jeudi après-midi à la maison de repos La Closière, dépendant du CPAS de Wavre. Dans la pièce, où l’air conditionné est de mise, sa voisine de table, Cécile Defacq, ancienne infirmière, ajoute : « Veel drinken ! Moi, c’est du café et du jus d’orange… »
« Le plan “vagues de chaleur et pics d’ozone” est déjà d’application dans la Closière, comme dans tous nos services ayant un rapport avec la population », souligne la présidente du CPAS, Nathalie Demortier (LB). Même si l’on n’a pas encore atteint la norme qui concerne « une période d’au moins trois jours consécutifs avec une température minimale (moyenne sur trois nuits) de plus de 18,2ºC et une température moyenne maximale supérieure à 29,6ºC, valeurs relevées à Uccle ».
Et Viviane Durvaux, la directrice des soins infirmiers, de préciser : « On réagit tous de manière différente face à la chaleur. Les personnes âgées, elles, perdent la notion de la soif, tandis qu’elles vont jusqu’à mettre un pull en plein été. Toute l’équipe doit donc veiller à l’hydratation des 141 résidants. Et vérifier que chacun boive réellement. Quitte à proposer de la grenadine – sans sucre – car les seniors préfèrent le sucré. Sans oublier de l’eau gélifiée pour les personnes qui présentent des troubles de la déglutition. »
Tous les jours, la Closière est aussi informée des taux d’ozone dans l’air. Pour Xavier Berckmans, le kiné, et Laura Malbert, l’ergothérapeute, « cela a une conséquence sur les activités physiques. En cas de pics, on peut supprimer la gymnastique ou réduire la marche destinée à faciliter l’autonomie des seniors ».
Dans les couloirs proches de la cuisine, des bouteilles d’eau viennent d’être livrées pour tenir le coup. Mais Viviane Durvaux de conclure : « Parfois des troubles apparaissent trois ou quatre jours après la vague de chaleur. Notre vigilance est donc de tous les instants… »


