« Je me sens un peu victime »
Dinant. Après l'effondrement du ponton touristique, le propriétaire déplore l'étendue des dégats. Il a aussi perdu trois bateaux électriques. Il n'avait pas autorisé la présence de spectateurs sur son ponton. Qui va payer ?
La structure était pourtant imposante : d’une surface de 100 m2, elle était soutenue par 6 caisses flottantes indépendantes. « Même s’il y avait cent personnes sur le ponton, ce n’est pas ça qui l’a détruit, assure Olivier Pitance. En fait, les spectateurs se sont tous amassés au bord de l’estrade, qui a basculé. Les années précédentes, quand on interdisait aux gens de monter, ils obéissaient. » Dans la foulée, trois de ses bateaux électriques se sont retournés, enfonçant encore davantage la structure sous l’eau.
Les conséquences auraient pu être dramatiques vu que des bébés se trouvaient sur le ponton.
Pour Olivier Pitance, les dégâts se chiffrent à plusieurs dizaines de milliers d’euros. « Le ponton m’a coûté 50.000 euros, au moins. Et un bateau électrique coûte 10.000 euros. » Le Dinantais n’aura pas le temps avant la fin de la saison de remplacer sa structure accueillant les touristes en bord de Meuse. Malgré cela, l’équipe d’Olivier Pitance s’organise pour limiter le manque à gagner.
« Heureusement que nous avons pu placer nos bateaux restants sur un autre ponton », pointe l’un des employés, tandis que plusieurs personnes s’arrêtent en bord de Meuse pour prendre une photo de l’ex-structure à moitié immergée.
À présent, place à deux questions : qui est responsable de cet incident qui a fait plusieurs blessés légers ? Qui assumera financièrement les dégâts causés aux installations d’Olivier Pitance ?
Car il n’a jamais donné une autorisation particulière afin que les spectateurs s’amassent sur son estrade. « Je me sens un peu victime, même si je ne veux pas polémiquer. Le plan d’urgence de la Ville et les services de secours ont été remarquables, la course des régates est un très bel événement. Mais le ponton était bel et bien dédié à une attraction touristique privée. » Outre l’enquête judiciaire pénale, un autre combat s’annonce : celui des dédommagements et des expertises. Il sera long.







