Immobilier et low-cost font bon ménage

Paolo Leonardi
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Investir aujourd’hui dans une seconde résidence passe quasiment toujours par la présence d’une ligne low-cost dans la région convoitée. Elle favorise les projets immobiliers, et vice versa.

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L’aéroport de Charleroi voit passer chaque année de (très) nombreux Belges qui embarquent à bord de lignes low-cost pour profiter de leur seconde résidence à l’étranger... Photo 
: Le Soir/Pierre-Yves Thienpont.
    L’aéroport de Charleroi voit passer chaque année de (très) nombreux Belges qui embarquent à bord de lignes low-cost pour profiter de leur seconde résidence à l’étranger... Photo : Le Soir/Pierre-Yves Thienpont.

L’ébène et l’ivoire vivent en parfaite harmonie, chantaient Paul McCartney et Stevie Wonder. Avec l’immobilier et les vols low-cost, c’est un peu pareil : aucun nuage, aucune turbulence. Rien que du bonheur…

Il est indéniable que là où les Ryanair, Jetair(fly) et autre Wizzair ouvrent une ligne aérienne, les projets immobiliers ressentent (et parfois rapidement) un certain frémissement.

C’est particulièrement sensible, et facilement vérifiable, à Carcassonne, Malaga ou Alicante, trois destinations où l’avion des Belges fait quasiment tout le temps le plein. Mais c’est le cas dans bien d’autres villes qui profitent de coups de projecteur.

Dans la cité de l’Aude, dans le Midi de la France, nous avons interrogé « Monsieur Jacques », un retraité belge qui a investi à une soixantaine de kilomètres de là, à Narbonne. Même si le vol Ryanair à destination de Carcassonne n’existait pas au moment de sa décision d’acheter dans le Midi (elle ne l’a donc nullement influencé), l’ouverture peu de temps après par Ryanair de la ligne Charleroi-Carcassonne a fait, et continue de faire, ses affaires. Son bien a pris de la valeur, tout comme celui d’autres retraités belges qu’il croise fréquemment sur ce vol qu’il prend… dix-sept fois par an (il vit également à Namur). Le revers de la médaille, ce sont les « locaux » qui le supportent car ils peinent à se loger dans ces villes où atterrissent les vols low-cost en raison des prix à la hausse…

Côté agences immobilières spécialisées dans la vente de résidences secondaires à l’étranger, la présence d’un aéroport low-cost dans leur région de prédilection influence la recherche des villas à glisser dans le portefeuille des ventes. On privilégiera les biens pas trop éloignés de l’aéroport puisqu’ils se vendront mieux.

Dans la majorité des cas, le low-cost est devenu une priorité incontournable sur le plan de la demande. A défaut, une compagnie aérienne classique peut faire l’affaire mais elle constitue, et de loin, le deuxième choix.

Toutefois, des risques existent. Nous en avons répertorié cinq. Parmi eux, le risque de voir la compagnie low-cost supprimer la ligne qui vous arrangeait tant…

Osez la rencontre !